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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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veloppé le génie des Pascal, des Bossuet , et qui a formé l’âme d<*Fénelon !

Pourrions-nous méconnaître l’heureuse influence du christia-nisme, sans répudier tous nos chefs-d’œuvres en tout genre, sans lescondamner à l’oubli, sans effacer les mouumuns de notre propregloire !

En morale, n’est-ce pas la religion chrétienne qui nous a trans-mis le corps entier de la foi naturelle] Cette religion ne nous en-semie-t-elie pas tout ce qui est juste, tout ce qui est saint, toutce qui est aimable] En recommandant partout l’amour deshommes, et en nous élevant jusqu’au Créateur, n’a-t-elle pas poséle principe de tout ce qui est bien] N’a-t-elle pas ouvert la véri-table source des mœurs]

Si les corps de nation, si les esprits les plus simples et les moinsinstruits sont aujourd’hui plus fermes que ne l’étaient autrefoisles Socrate et les Platon sur les grandes vérités de l’unité deDieu , de l’immortalité de l’âme humaine, de l’existence d’une vieà venir, n’en sommes nous pas redevables an christianisme ]

Cette religion promulgue quelques dogmes particuliers ; Maisces dogmes ne sont pas arbitrairement substitués à ceux qu’unesaine métaphysique pressent ou démontre : Ils ne remplacent pasla raison ; ils ne font qu’occuper la place que la raison laisse vide,et que l’imagination remplirait incontestablement plus mal.

Enfin, il existe un sacerdoce dans la religion chrétienne . Maistous les peuples qui ne sont pas barbares, reconnaissent une classed’hommes particulièrement consacrés au service de la Divinité.L’institution du sacerdoce chez les chrétiens n’a pour objet quel’enseignement et le culte. L’ordre civil et politique demeure ab-solument étranger aux ministres d’une religion qui n’a sanctionnéaucune forme particulière de gouvernement, et qui commandeaux pontifes, comme aux simples citoyens, de les respecter toutes,comme ayant toutes pour but la tranquillité de la vie présente, etcomme étant toutes entrées dans les desseins d’un Dieu créateuret conservateur de l’ordre social.

Tel est le christianisme en soi.

Est-il une religion mieux assortie à la situation de toutes les na-tions policées, et à la politique de tous les gouvernemens ] Celtereligion ne nous offre rien de purement local, rien qui puisse limi-ter son influence à telle contrée ou tel siecle, plutôt qu’à tel autresiecle ou à tel autre contrée : elle se montre non comme la reli-gion d’un peuple, mais comme celle des hommes ; non comme lareligion d’un pays, mais comme celle du monde.

Après avoir reconnu l’utilité ou la nécessité de la religion eugénéral, le gouvernement Français ne pouvait donc raisonnable-ment abjurer le christianisme, qui, de toutes les religions positives,est celle qui est la plus accommodée à notre philosophie et à nosmœurs.

Toutes les institutions religieuses ont été ébranlées et détruitespendant les orages de la révolution : mais en contemplant lesvertus qui brillaient au milieu de tant de désordres, en observant