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« futfeturum, nec facultatibus mihi à sancta sede concessis« usururn, nisi quamdiù in Repubücâ ero, et primo galiiarum11 Reipubiicæ consul! placuerit, ades ut certior factus de illius« voluntate, illi convenienter, legati nomen et jus, continue sim« depositurus ; simulqne omnium quæ gerentur à me, legatione“ finilâ, cordicillos relieturum in manibus ejus quem voluerit“ primus galliarum Reipubiicæ consul : item constitulionem,
« leges, statuta et consuetudines Reipubiicæ servaturum, nec ulk»
“ modo gubernii auctoritati et jurisdictioni, juribus, libertalibus“ et privilegiis ecclesiæ gallicanæ derogaturum. In quorum“ testiiuonium has prœsentes manu meâ subscripsi, ac proterèa“ sigillo meo niuniendas curavi.”
Le premier consul a répondu à ce discours en ces termes r
“ Les vertus apostoliques qui vous distinguent, monsieur lecardinal, me font vous voir avec plaisir dépositaire d’une aussigrande influence sur les consciences.
“ Vouz puiserez dans les l’évangile les réglés de votre con-duite ; et par-là, vous contribuerez puissamment à l’extinctiondes haines, à la consolidation de l'union dans ce vaste empire.Le peuple Français n’aura jamais qu’à s’applaudir du concert quia eu lieu entre S. S. et moi, dans le choix de votre personne.
“ Le résultat de votre mission sera, pour la religion chréti-enne , qui, dans tous les siècles, a fait tant de bien aux hommes,un nouveau sujet de triomphe.
“ Elle en recevra de nouvelles félicitations du philosophe *éclairé et des véritables amis des hommes."
Corps Législatif.
Addition à la Séance du 18 Germinal.
Nous rétablissons ici le texte des discours prononcés parles orateurs du Tribunat sur le concordat.
Lucien Bonaparte . Législateurs, les révolutions ressemblenta ces grandes secousses qui déchirent le sein de la terre, mettentà nu ses vieux fondemens et sa structure intérieure. En boule-versant les Empires elle dévoilent l’organisation profonde et lesressorts mystérieux de la société : l’observateur qui a survécu àla secousse pénétré au milieu des ruines accumulées; il voit cequi a été par ce qui reste, et il connaît alors ce qu’on pouvaitabattre, ce qu’on devait conserver, ce qu’il faut reconstruire.
Cette époque d’expérience et d’observation est arrivée pour latrance; et après dix années, nous revenons aux principes re-ligieux, sans lesquels il n’y a point de stabitilé pour les états : lebesoin de la religion n’est pas moins sacré que celui de la paix.Dans le délire de la discorde et de la guerre, on peut s'aveuglersur ce besoin universel; mais lorsque le moment arrive où lecorps politique veut se rasseoir, le législateur est forcé de releverL base étemelle. Ses augustes débris gissent-ils épars sur la