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avec bienveillance la déclaration des prêtres qui reniaient leur ca-ractère sacerdotal.
Tant de fureur avait soulevé une partie de la France; la Ré-publique fut déchirée par ses propres enfans ; les départemensde l'ouest furent désolés, ensanglantés par cette guerre civile,qu’un système contraire seul peut éteindre.
O temps de bonté éternelle ! (si dans tous les siècles les révo-lutions ne produisaient d’affreux résultats sous des symptômes di-vers) jours qui semblaient avoir ramené le peuple le plus doux dela terre à la férocité des peuplades les plus barbares ! Les monu-mens de la religion, comme ceux des arts, se changèrent en mines.Dans les temples Tegnerent le silence et la désolation. Les mainssanglantes de l’athée dépouillèrent le sanctuaire que l'hommagede tant de générations successives tût suffi pour rendre sacré.Les pierres sépulchrales de nos familles furent déshonorées, etd’infames courtisannes promenées en triomphe, s’assirent sur lemarbre des autels ! Dans ce délire effrayant on eut dit que le cœurde l’homme était changé) et que plusieurs siècles s’étaient écoulésdans l’espace de quelquesjours.
Cependant les peuples consternés refusaient leur confiance auxseuls ministres que l’exil ou la mort eût épargnés; et contentde son ouvrage, l’athéisme crut avoir détruit à jamais la religion.Mais le petit nombre des dominateurs du jour s’apperçut bientôtqu’ils seraient aussi enveloppés dans la perte commune: l’étatmarchait rapidement vers la ruine complété. Toutes les diguesétaient rompues, la société était attaquée de tontes parts;on parla bientôt du partage des fortunes ; privée de tous les liensde la morale, la République était sur le point rie se dissoudre.Ainsi, les poètes nous représentent ce vaisseau naviguant sur desmers inroimues: un rocher d’aimant reposait dans le sein desvagues, le navire battu par la tempête passe sur le roc fatal, etsoudain les fers qui l’assujettissent, attirés par l’aimant, se disper-sent......Privés de ces liens, les bois se relâchent, se séparent, et
la mer victorieuse mugit, s’élance et déchire sa proie.
C’est ainsi que, menacé par la tempête ; l’athéisme fut épouvautéde son propre ouvrage ; ses disciples tremblèrent sur leur propicsort ; pressés de toutes parts, ils voulurent soumettre au frein dela morale le monstre qu’ils avaient déchaîné ; ils changèrent delangage, et iis semblèrent tirer comme d’un grand oubli la tradi-tion d’un Etre Suprême: son existence et l’immortalité de faute 'furent proclamés.
Ce premier essai rétrograde vers les idées religieuses, fut ac-cueilli par l’ivresse populaire ; et cette fois du moins, ces hommesd’exécrable mémoire sacrifièrent à l’opinion nationale. Maisleurs mains souillées du sang Français, n’avaient d’action quepour le crime, et le développement de leur nouvelle réunionéteignit bientôt l’éclair de la joie publique. Rien ne prouva mieuxleur délire! leur esprit aussi prodigieux pour le mal, quétroit(tour les conceptions salutait es, crut pouvoir remplacer le chus-