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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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que la sûreté de leurs personnes et de leurs propriétés, la libertéde conscience : et en les attachant aussi plus fortemeint à notre ré*génération politique, elle tarira pour l’avenir, une source fécondede ressentimens, de haines et de calamités.

Le premier consul a rétabli, par de sages mesures, la bonne in-telligence avec la cour de Rome ; l’église gallicane fut toujoursjalouse de ses libertés ; mais un ministre purement spirituel nepeut dégénérer en une domination oppressive ; et, suivant l’heu-reuse expression du rapporteur du conseil-d’état, les articles orga-niques de la convention du 26 Messidor tendent tous à ramenerà l’esprit de la pure et respectable antiquité, des institutions quisont la base et la garantie de la morale.

Les ministres protestans sont, par la nature même de leurs in-stitutions, toujours rapprochés de cette simplicité évangélique,et leur doctrine envisagée sous le rapport de l’ordre social, offrede sûrs garans de leur soumission et de leui fidélité aux loisde la république et à son gouvernement. Jaloux d’unir à laqualité d’instituteurs de la morale religieuse celle de citoyens, ja-mais ils ne voudront isoler les devoirs qui leur sont imposés sousce double rapport.

Une classe nombreuse de citoyens fut long-temps victime de lapersécution. L’éclat d’un régné glorieux pour les lettres et lesarts, fut terni par la proscription des protestans. La France perditavec eux des talens utiles, des établissemens précieux et une partieconsidérable de son commerce.

La philosophie alors éleva la voix et s’efforça constammentd’arrêter la persécution qu’on exerçait encore contre les famillesqui, malgré les menaces et la crainte de supplices ne pouvaient serésoudre à abandonner la France . Ces succès furent lents et diffi-ciles, mais enfin sa voix fut respectée. La tolérance ne fut plusregardée comme un bienfait, mais comme un devoir, et l’on pour-rait presque dire que la nation Française avait proclamée la liber-té des cultes avant même l’assemblée constituante.

Aujourd’hui les vastes provinces qui ont aggrandi le territoirede la république, ont considérablement augmenté la populationprotestante. Le retour de l’ordre et de la prospérité, la libertéreligieuse et la sagesse de nos institutions vont probablement enaccroître encore le nombre. La loi que vous allez rendre, cito-yens législateurs, s’il est permis de présager d’avauce votre décret,retentira dans toute l’Europe. Les descendans des réfugiés por-tent encore un cœur Français, ils rentreront dans cette partie, queIon ne peut jamais oublier, et le dix-neuvieme siècle acquittera lestorts du siècle de Louis XIV. -

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