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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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nous prétendions rouvrir des plaies que la divine Providence aguéries. Déjà nous avons exprimé combien nous désirions yapporter un remede salutaire, lorsque dans notre Bref du 15Mai de l’année précédente, nous disions à tous les évêques “ que“ rien ne pouvait nous arriver de plus heureux que de donner

notre vie pour les Français , nos tendres enfans, si par ce sacri-“ tice nous pouvions assurer leur salut.

Nous n’avons cessé, dans l’affection de notre cœur, de solliciterdu père des miséricordes cet insigne bienfait par nos prières etpar nos larmes. Ce Dieu de toute consolation, qui nous soutientdans nos afflictions et dans nos peines, a daigné considérer avecbonté l’excès de nos douleurs, et par un trait admirable de saProvidence nous offrir, d’une maniéré inattendue, les moyensd’apporter remede à tant de maux, et de rétablir, au sein de l’é-glise, l’esprit d’union et de charité que l’ancien ennemi des chré-tiens, en semant l’ivraie parmi eux, s’était efforcé d’affaiblir etd’éteindre.

Ce Dieu dont la miséricorde est infinie, et qui n’a pour son peu-ple que des sèntimens de paix, et non des désirs de vengeance, afait naître dans le cœur généreux de l’homme célébré et juste quiexerce aujourd’hui la suprême magistrature dans la républiqueFrançaise , le même désir de mettre un terme aux mauxqu’elle éprouve afin que la religion, rétablie par son secours,refleurit au milieu des douceurs de la paix, et que cette nationbelliqueuse revint, après ses.triomphes, au centre unique de lafoi.

A peine notre très-cher fils en Jesus-Cbrist Napoléon Bonaparte,premier consul de la république Française , nous eut-il fait con-naître qu’il agréerait une négociation, dont le but serait le réta-blissement de la religion catholique en France , que notre premiermouvement a été d’en rendre grâces à l’Eternel, auquel seul nousrapportions cet inestimable bienfait. Pour ne manquer ni à nosdevoirs, ni aux désirs du premier consul, nous nous hâtâmes d’en-voyer à Paiis notre vénérable frere l’archevêque de Corinthe ,pour commencer, de suite, cette heureuse négociation. Après desdiscussions longues et difficiles, il nous renvoya les articles quele gouvernement Français lui avajt définitivement proposés.

Après les avoir personnellement examinés, nous jugeâmes con-venable de requérir l’avis d’une congrégation de nos vénérablesfreres les cardinaux de la sainte église romaine. Ils se réu-nirent plusieurs fois devant nous, et nous exprimèrent leurssentimens particuliers, tant de vive voix que par écrit.

Mais comme il convenait que dans une matière de cette impor-tance, nous eussions à cœur de suivre les traces de nos prédéces-seurs,.nous nous sommes rappelés ce qu’ils avaient fait dans descirconstances difficiles, au milieu des troubles et des révolutions,qui agitaient les nations les plus florissantes, et nous avons trouvédans leur conduite, les moyeus d’éclairer et diriger la nôtre.