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Nous crûmes, après ce mûr examen, et de l’avis de nos vénéra-bles freres les cardinaux, membres de la congrégation, devoir ac-cepter la convention proposée, de la maniéré la plus convenable,et faire de la puissance apostolique, l’usage que les circonstancesextraordinaires du teins, le bien de la paix et de l’unité pouvaientexiger de nous.
Nous avons fait plus encore, tant était grand notre désir de réu-nir la France avec le Saint-Siège ; car à peine avons nous apprisque certaines formes de la convention proposée et renvoyée parnous à l’archevêque de Corinthe , étaient expliquées de maniéré àne pas convenir aux circonstances et à retarder l’union désiréeque, supportant avec peine ce malheureux délai, nous avons ré-solu d’envoyer à Paris notre cher fils en Jésus-Christ, HerculeConsalvi, cardinal-diacre de Sainte-Agathe ad saburram, notresecrétaire d’état ; il était un de ceux que nous avions appelésdans notre conseil pour la décision de cette importante affaire ; ilavait, sans cesse, à raison de ces fonctions, résidé près de nous ;il pouvait, mieux qu’aucun autre, expliquer nos véritables senti-mens ; nous lui avons délégué le pouvoir de faire, si la nécessitél'exigeait, dans la forme de la convention, les changemens conve-nables en évitant d’altérer la substance des choses définies, et pre-nant les moyens les plus efficaces pour faciliter la prompte exécu-tion du projet et la conclusion du traité.
Le ciel a daigné seconder ce pieux dessein. Une convention àété signé à Paris entre le cardinal ci-dessus désigné, notre véné-rable l’archevêque de Corinthe , notre cher fils Charles Cazelli,«-général de l’ordre des Servîtes, de notre part; et de la partdu gouvernement Français, par nos chers fils Joseph Bonaparte ,Emmanuel Crétet , conseillers d’état, et Etienne Bernicr, prêtre-curé de Saint-Laud d’Angers .
Cette convention a été mûrement examinée, tant par nous quepar nos vénérables freres les cardinaux appelés dans notre conseil.Nous l’avons jugée digne de notre approbation; et afin que sonexécution n’éprouve aucun retard, nous allons, par ces présentes,déclarer et notifier à tous, ce qui a été respectivement convenuet arrêté pour le bien de la religion, la tranquillité intérieure de laFrance , et le retour heureux de la paix, de cette unité salutairequi va faire la consolation et la joie de l’église.
Le gouvernement Français a déclaré d’abord qu’il reconnais-sait que la religion catholique, apostolique, et romaine, étaitC( dle de la grande majorité des citoyens Français .
Nous avons reconnu de notre côté, et de la même maniéré,que c’était de l’établissement du culte catholique en France , et dela profession particulière qu’en faisaient les consuls actuels, que lareligion avait déjà retiré et attendait encore le plus grand bienet le plus grand éclat.
Cette déclaration préalablement faite, il a été statué que la re-'gioa catholique, apostolique et Romaine, serait librement exer-3 B