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(iisiiies (le les occuper, et nous avons promis de leur donner l’in-stitution canonique dans les formes usitées pour la Fiance, avantcette époque. Mais nous étions bien éloignés de penser que nousfussions pour cela obligés de déroger au consentement des légi-times évêques qui occupaient précédemment ces sièges, vu queleurs diocèses devaient être totalement changés par la nouvellecirconscription, et recevoir de notre part de nouveaux pasteurs.Nous les avions invités d’une maniéré si pressante, par nos lettresremplies d'affection et de tendresse, à mettre, par ce dernier sacri-fice, le comble à leurs mérites précédemment acquis, que nousespérions recevoir de leur part la réponse la plus prompte et laplus satisfaisante ; nous ne doutions pas qu’ils ne remissent libre-ment et de plein gré leurs titres et leurs églises entre nos mains.
Cependant, nous voyons avec la plus vive amertume, que si,d’mi côté, les libres démissions d’un grand nombre d’évêquesnous sont parvenues, d’un autre côté, celles de plusieurs autresévêques ont éprouvé du retard, ou leurs lettres n’out eu pour ob-jet que de développer les motifs qui tendent à retarder leur sacri-fice. Vouloir adopter ces délais, ce serait exposer la France , dé-pouillée de ses pasteurs, à de nouveaux périls ; non-seulement lerétablissement de la religion catholique serait retardé ; mais, cequi est a remarquer, deviendrait de jour en jour plus critique etplus dangereux, et nos espérances s’évanouiraient insensiblement.Dans cet état de choses, c’est pour nous un devoir, non-seule-ment d’écarter les dangers qui pourraient s’élever, mais encore depréférer à toute considération, quelque grave qu’elle puisse être,la conservation de l’unité catholique et celle de la religion, et defaire sans délai tout ce qui est nécessaire pour consommer l’utileet glorieux ouvrage de la restauration.
C’est pourquoi, de l’avis de nos vénérables freres les cardinauxde la sainte-église Romaine, nous dérogeons à tout consentementdes archevêques et des évêques légitimes, des chapitres et desdifférentes églises et de tous autres ordinaires. Nous leur inter-disons l’exercice de toute juridiction ecclésiastique, quelle qu’ellesoit. Nous déclarons nul et invalide tout ce qu’aucun d’eux pourraitfaire dans la suite en vertu de cette juridiction ; en sorte que les dif-férentes églises archiépiscopales, épiscopales et cathédrales, et lesdiocèses qui en dépendent, soit en totalité, soit en partie, suivantla nouvelle circonscription qui va être établie, doivent être regar-dés et sont dans la réalité libres et vacans, de telle sorte que l’onpuisse en disposer de la maniéré qui sera ci-dessous indiquée.
Considérant donc connue exprimé de droit, dans les présenteslettres apostoliques, tout ce qui doit y être nécessairement con-tenu, nous déclarons aiiriuller, supprimer et éteindre à perpé-tuité tout l’état présent des églises archiépiscopales et épiscopales« après désignées avec leurs chapitres, droits, privilèges et préro-gatives de quelque nature qu’ils soient, savoir :
L’église archiépiscopale de Paris avec ses suffragaus, les évêchés,de Chartres, Meaux, Orléans et Blois .