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nouissent tous les scrupules qui pouvaient alarmer les consciences,et tous les obstacles que la malveillance pouvait opposer au retourde la paix intérieure.
Ministres d’une religion de paix, que l’oubli le plus profondcouvre vos dissentions, vos malheurs et vos fautes ; que cette reli-ligion qui vous unit, vous attache tous par les mêmes nœuds, pardes nœuds indissolubles, aux intérêts de la patrie.
Déployez pour elle tout ce que votre ministère vous donne deforce et d’ascendant sur les esprits ; que vos leçons et vos exem-ples forment les jeunes citoyens à l’amour de nos institutions, aurespect et à l’attachement pour les autorités tutélaires qui ontété créées pour les protéger ; qu’ils apprennent de vous que leDieu de la paix est aussi le Dieu des armées, et qu’il combat avecceux qui défendent l’indépendance et la liberté de la France .
Citoyens qui professez les religions protestantes, la loi a éga-lement étendu sur vous sa sollicitude. Que cette morale com-mune à tous les chrétiens, cette morale si sainte, si pure, si frater-nelle les unisse tous dans le même amour pour la patrie, dans lemême respect pour ses lois, dans la même atfection pour tous lesmembres de la grande famille.
Que jamais les combats de doctrine n’alterent ces sentimens quela religion inspire et commande.
Français ! Soyons tous unis pour le bonheur de la patrie etpour le bonheur de l’humanité ! Que cette religion qui a civilisél’Europe soit encore le lien qui en rapproche les habitans, et queles vertus quelle exige soient toujours associées aux lumières quinous éclairent.
(Moniteur, No. 20b.)
Traité de Paix entre la République Française et la Régencede Tunis.
Le premier consul de la république Française ayant bien voulureuouveller les articles de paix anciennement accordés aux paclias-beys et divan de la régence de Tunis , et y en ajouter de nouveaux,a commis, à cet effet, et pour remplir ses favorables intentions, lecitoyen Jacques Devoize, lequel, en vertu de pleins pouvoirs qu’ila représentés de la part du premier consul de la république Fran-çaise , est convenu avec son excellence Hamonda, pacha-bey et ledivan de Tunis des articles additionnels suivans :
Art. 1er. Le premier consul de la république Française , au nomdu peuple Français , son excellence Hamonda, pacha-bey, et ledivan de Tunis , confirment et renouvellent tous les traités précé-dons, notamment celui de 1742.