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tablisseineh't à la dohventioh nationale, n'ont pas moins appelé l’ai-tention du gouvernement. En général les institutions d’études su-périeures ont eu des avantages plus marqués, soit par l'anciennetémême de l’existence de quelques unes d’entre elles, et par l’habi-tude contractée d’en suivre l’instruction, soit par l’utilité plus pro-chaine et plus immédiatement sentie des objets d’enseignementqu’on y trouve. Mais ces écoles offrent encore des lacunes indis-pensables à remplir. I) n’y a pas d’écoles de droit et de jurispru-dence, dont il est impossible de se passer. Trois écoles de méde-cine sont trop peu nombreuses pour l’étendue du territoire, etpour la population actuelle de la France. Enfin, Paris qui renfermepresque tous les genres d’instruction approfondie dans ces écolesspéciales, ne peut plus rester seul parmi plusieurs villes popu-leuses, abondantes en richesses et en ressources, oû les sciencesdoivent porter de nouvelles lumières, et diriger l’industrie de leursnombreux habitans. La loi du 3 Brumaire an 4, n’a pas seule-ment rendu un service signalé au peuple Français en recréant desinstitutions renversées par les malheurs des tems, elle a solennel-lement annoncé et promis des écoles spéciales aux départemens.
Ces trois motifs, la nécessité d’organiser des écoles primaires,celle de corriger les défauts que six anneés d’existence ont mon-trés daus l’institution des écoles centrales; enfin celle d’établir lesécoles spéciales qui manquent au territoire agrandi et à la massede population augmeatéedu peuple Français , ont déterminé le gou-vernement à s’occuper d’une nouvelle organisation de l’instructionpublique.
Le gouvernement en recherchant un nouveau mode d’enseigne-ment approprié à l’état actuel des connaissances et au génie de lanation Française, a cru nécessaire de sortir de la route accoutumée.Instruit par le passé, il a rejeté les formes anciennes des universi-tés dont la philosophie et les lumières appelaient la réformationdepuis près d’un demi siècle, et qui n’étaient plus d’accord avecles progrès de la raison; il n’a vu dans les écoles centrales que desinstitutions peu nombreuses, trop également, trop uniformémentorganisées pour des départemens inégaux ou variés en population,en ressources et en moyens. Il a pris néanmoins, ce que chacunde ces deux systèmes successivement adoptés avait de bon, et ilen a fait disparaître les abus. Sans perdre de vue la réussite quiest due aux bons maîtres et aux habiles professeurs, il a surtoutsongé au moyen d’assurer la réussite des nouvelles écoles pour leconcours des éleves.
Il a pensé que pour fonder les institutions litéraires et scienti-fiques sur une base solide, il fallait commencer par y attacher desélèves, et peupler les classes d’étudians, pour ne pas courir lerisque de ne les peupler que de professeurs. Tel est le but qu il avoulu frapper en créant un nombre assez considérable de pen-sions nationales, pour que leurs fonds, distribués dans les lycees,puisse suffire à leur entretien, Le fondement total du nouveausystème est établi sur cette conception dont la grandeur est digne