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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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ies mouumens écroulés, qu’après avoir eu le tems d’en recueillir etdVn étudier les ruines. Ils commencent par rassembler les débrisavec méthode ; ils cherchent, dans leur rapprochement, l’ancienneordonnance que l’art leur avait donnée ; ils veulent toujours fairemieux qu’ils n’avaient fait d’abord ; mais ils n’y parviennent ja-mais qu’à l’aide des tentatives répétées, des efforts soutenus, et dutems qui commande aux unes et aux autres.

Tel est le sort des institutions renversées par le bouleversementdes empires. Ceux qui sont appelés les premiers à les rétablir,quel que soit le talent qu’ils y consacrent, et le courage qu’ils y por-tent, ne peuvent pas se flatter de faire un ouvrage durable. Lesoscillations politiques, qui durent encore, impriment à leurs nou-velles créations un caractère de faiblesse qui tend à les détruiredès leur naissance. Il faut que tous les germes de dissension et dediscorde soient étouffés, que tous les esprits soient rapprochés parle besoin et le désir de repos, que le calme soit entièrement rétabli,que les malheurs soient oubliés ou près de l’être, que la paix, ré-paratrice de tant de maux, ait consolé la terre, pour que les insti-tutions puissent prendre la vigueur et la solidité qui en assure ladurée.

Cette vérité que l’histoire de tous les peuples a révélée, et quela nôtre confirme avec tant de force depuis douze années, est sur-tout applicable à l’organisation de l’instruction publique, qui tientune place si éminente dans l’économie des nations, puisqu'elle per-pétue dans leur sein les connaissances sur lesquelles reposent leursoutien et leur prospérité.

Placé dans les heureuses circonstances dont je viens de parler,le gouvernement, en portant ses regards et sa vigilance sur l’étatactuel des écoles publiques, en les comparant avec les besoins et lesvoeux des citoyens, a reconnu que plusieurs des institutions an-ciennes exigeaient quelques réformes, et que celles qui ont été éta-blies par la loi du 3 Brumaire, an 4, quoique dirigées par desvqes plus grandes et plus libérales que les anciens collèges et lesuniversités qu’elles ont remplacés, n’avaient point obtenu tout lesuccès que le législateur en avait espéré.

Constamment occupé de ce qui existe, pour conserver ce qui estbien, pour corriger ce qui est défectueux, pour réformer ce quiest mal, le gouvernement éclairé sur l’état actuel des écoles cen-trales, n’a pu se dissimuler que le peu d’utilité du plus grand nom-bre de ces écoles ne permettait point de les maintenir.

Effrayé de la nullité presque totale des écoles primaires, et dessuites que doit amener un état de choses qui laisse une grande par-tie de la génération dénuée des premières connaissances indispen-sables pour communiquer avec celles, qui la précèdent et qui doi-vent la suivre, il a senti que la réorganisation de ces écoles étaitun des besoins les plus urgens, et qu’il était impossible d’en ajour-ner plus long-tenus l’exécution.

Les écoles spéciales de sciences et d’arts utiles, soit celles quiont résisté aux orages de la révolution, soit celles dont on doit l’é-3 D 2