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écoles et la population, que repoussent toutes les circonstances delocalités. Détachée des revenus communaux, toujours trop fai-blés pour pouvoir y subvenir, partout l’institution des écoles pri-maires ne rencontrera plus cet obstacle qui en a jusqu’ici paralvsél’établissement. Le gouvernement en recherchant les causes quiont empêché jusqu’à présent l’organisation de ces écoles, malgréles efforts de plusieurs assemblées, et malgré les dispositions de laloi du 3 Brumaire, an 4, les a reconnues dans une trop grandeuniformité de mesures, et dans la véritable impossibilité de payerles maîtres sur les fonds publics, l’expérience de ce qui se faisaitautrefois l’a convaincu, qu’il faut en confier le soin aux adminis-trations locales, qui y ont un intérêt direct, et qui en feront danschaque commune, une affaire de famille. Une surveillance active,une attention soutenue, des soins non-discontiuués seront indispen-sables, il est vrai, pour obtenir la réussite de ces institutions : ilfaudra échauffer le zele des municipalités, intéresser la gloire desfonctionnaires, qui, placés plus près du peuple, en reconuaisentmieux les besoins ; il faudra faire revivre la bienfaisance, si na-turelle au cœur des Français , et qui renaîtra si promptement, lors-qu’on connaîtra le respect religieux que le gouvernement veut por-ter aux donations locales. Tous ces moyens de succès seront em-ployés par les administrateurs ; et le gouvernement qui en con-naît tout le prix, ne négligera rien de ce qui est nécessaire pourl’obtenir.
Le titre 3 a pour objet les écoles secondaires, destinées à ren-seignement des connaissances littéraires et des premiers élémensdes sciences.
Le gouvernement regrete que l’état des finances, ne lui ait paspermis d’entreprendre leur rétablissement et de recréer ce que lescollèges anciens avaient d’utile, en élaguant les abus qui s’yétaient introduits. Ce n’est qu’après avoir reconnu que les mo-yens nécessaires pour cette opération importante ne sont pas en cemoment à sa disposition, qu’ii a cru devoir adopter un autremode. Depuis la suppression des collèges el des universités, desécoles anciennes ont pris une nouvelle extension, et il s’est forméun assez grand nombre d’établissemens particuliers pour l’instruc-tion littéraire de la jeunesse. Je pourrais citer ici avec éloge, parmices institutions particulières anciennes, et nouvelles, les écoles deSorreze, de Juilly, de la Flèche ; les pensionnats d’Evreux, de Fon-tainebleau , de Melz, el plusieurs autres encore qui se sont sou-tenus ou élevés avec éclat depuis la révolution.
Le gouvernement a pensé que s’il réunissait des moyens d en-couragement à ce que l’industrie particulière a déjà produit dansce genre, les écoles secondaires qui existent, prendraient unepJus grande activité, et que de nouvelles écoles seraient bientôt ajou-tées aux anciennes. On verra par la suite qu’un examen, et un con-çoit! s établis pour placer un certain nombre d’éleves de ces eta-blissemens dans les lycées, constituent l’un des plus sûrs de ces