moyens, celui dont l’example de l’école polytechnique annonce laréussite.
Le gouvernement propose d’y joindre pour encouragement,tantôt la concession d’un local, pour l’institution de nouvellesécoles secondaires, et des gratifications annuelles aux cinquantemaîtres, et des écoles qui se distingueront le plus.
En invitant les communes qui eu sont privées, à former de pa-reilles institutions à leurs frais, le gouvernement, à qui plusieursdemandes de cette nature ont déjà été faites, a lieu d’espérer queles villes, qui ont eu autrefois des collèges, dont les bâtmiens sontrestés, à leur disposition, s’empresseront de concourir à leur réta-blissement. On peut prévoir que les avances nécessaires pourcette entreprise, toujours plus utile que coûteuse, seront bientôtcouvertes et remboursées par les parais qui voudront placerleurs enfans dans la carrière des lettres et des arts. Ceux despublicistes qui pensent avec Smith, que l’instruction doit' êtreabandonnée, aux entreprises particulières, trouveront dans cettepartie du projet la réalisation de leurs idées. Ceux qui croient,au contraire, que le gouvernement, doit offrir à tous, les moyensd’instruction, reconnaîtront qu’il a fait à cet égard tout ce qu’il peutfaire dans les circonstances où il est placé.
Il aurait fallu plus de deux millions de dépenses annuelles pourétablir aux frais du trésor public, deux cent cinquante écoles se-condaires, et toutefois ce nombre indispensable eût été inférieur àcelui des collèges qui existaient en 1790, et qui devaient presquetous, leur existence à des fondations particulières.
Une nouvelle espérance se préseute à la pensée du législateur,dans l’établissement de ces écoles secondaires, par les communes ;il voit naître entre ces institutions littéraires et celles des particu-liers, une louable et noble émulation, garant certain du succèsdes unes et des autres ; car l'émulation dans la carrière des let-tres et des arts, conduit à la glaire, et ne tourne jamais qu’auprofit de la société, tandis que la rivalité dans la route de l’am-biton, et de la fortune, ne produit que la haine, la jalousie et ladiscorde.
Le titre 4 du projet de loi traite des lycées, qui remplacerontles écoles centrales ; il y en aura un au moins par arrondisse-ment de tribunal d’appel. On ne détermine ni leur nombre nileur placement dans le projet, parce qu’ils doivent être choisisd’après toutes les convenances réunies, parce que cette réunion nepeut être que le produit de lentes informations, de renseignemenspositifs, de comparaisons difficiles, parce qu’enfin le gouvernementne peut renoncer à l’espoir de surpasser dans cette nouvelle or-ganisation, le nombre de trente deux, auquel il s’était d’abordfixé.
Dans les Lycées, ce qui était autrefois enseigné dans les colle-ges, pourra être cumulé avec les objets d’enseignement des écolescentrales. On comprendra l’étude de la littérature ancienne etModerne dans tous ses degrés, et ceUçs des sciences mathéma-