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Les sciences physiques et mathématiques ont fait trop de pro-grès en France , leurs applications aux arts utiles, aux servicespublics et à la prospérité générale, sont trop multipliées et trop di-rectes pour qu’il ne soit pas nécessaire d’en répandre le goût, d’endévelopper l’instruction et de leur ouvrir de nouveaux asiles, oùleur enseignement puisse offrir tout-a-la-fois les moyens d’en éten-dre les avantages et d’en favoriser les progrès. 11 sera donc établiquatre écoles spéciales nouvelles, d’histoire naturelle, de physiqueet de chymie, et une école spéciale consacrée aux mathématiquestranscendantes.
Les arts mécaniques et chimiques qu’on enseigne depuis si longtems dans plusieurs universités d'Allemagne , sous le nom de tech-nologie, auront deux écoles spéciales placées dans les villes lesplus riches en industrie et en manufactures. Généralement dési-rées, ces écoles contribueront à la prospérité nationale par les mé-thodes nouvelles qu’elles feront connaître, les inslrumens et lesprocédés peu connus ou inconnus encore qu’elles répandront, lesbons modèles de machines qu’elles montreront, en un mot tousles moyens que la mécanique et la chimie fournissent aux arts.
Une école d’économie publique, éclairée par la géographie etl'histoire sera ouverte pour ceux qui voudront approfondir lesprincipes des gouvernemens, et l’art de connaître leurs intérêts re-spectifs, sans lui donner ces trop nombreuses distributions de courset déclassés qui tiennent plus au faste qu’à la véritable richesse dela science : on trouvera dans cette nouvelle école un ensemble deconnaissances qui n’a point existé dans la France .
L’art de la guerre, dont les tems modernes et les peuples Fran-çais ont donnés de si grands exemples, et de si éclatantes leçons,aura son école spéciale, et cette école, telle que le gouvernementl’a conçue, en recevant comme soldats de jeunes gens sortis deslycées, formera pour ces armées des officiers habiles dans la théoriecomme dans la pratique et dans l’administration militaire.
Aux trois écoles principales d’arts du dessin, actuellement enactivité, il en sera ajouté une quatrième, devenue nécessaire, de-puis que ces beaux arts ramènent dans nos demeures le goût purdes belles formes dont la Grece antique nous a laissé de si beauxmodèles. Cette nouvelle école ne portera aucune atteinte à cellesqui existent déjà dans quelques villes, et surtout dans celles de laci-devant Belgique . Loin de songer à détruire celles-ci, le gouver-nement, en rendant justice au zèle des citoyens qui les soutiennenta leurs frais, et des maîtres qui y font connaître et revivre le ta-lent des fameux peintres Flamands,ne négligera aucun moyeu d’en«tendre l’utilité, et d’en favoriser l’accroissement.
H y aura un professeur d’astronomie dans chacun des observa-toires en activité, et l’art de la navigation tirera de nouveaux se-cours de ces écoles, la plûpart placées dans de grands ports. Laconnaissance du ciel et l’étude des mouvemens des corps celestes,qui reçoit chaque année des accroissemens bien remarquables par•es efforts réuni* des géomètre* les plu* illustres, et des observa-