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teurs les plus infatigables, peut avoir trop d’influence sur les pro-grès de la civilisation, pour que le gouvernement ne soit pas em-pressé, d’en favoriser les progrès, et d’en répandre les lumières.
Les langues des peuples voisins, avec lesquels nous avons descommunications si fréquentes, seront enseignées dans plusieurs Iv-cées; c’est tout-a-la-fois un hommage que nous devons aux na-tions qui nous environnent, et une utile préparation au commerce,
Enfin la musique et la composition auront aussi huit professeursplacés sur diflérens points du territoire Français . Nous ne devonspas négliger un art qui adoucit les mœurs, qui échauffe le courant,et qui nous procure tant de jouissances.
L’agriculture, que la tradition seule communique, que l’exem-ple, les expériences, et les méthodes étendues peu à peu dans lescampagnes perfectionnent avec lenteur, mais avec certitude, n’apas paru de nature à être enseignée dans des écoles spéciales, par-ce qu’elles seraient fréquentées par ceux qui ne cultivent pas, etparce que ceux qui travaillent aux champs ne les suivraient point,ou les suivraient sans les entendre ; c'est aux propriétaires à profes-ser ce grand art dans leurs possessions, et aux sociétés d’agricul-ture à répandre les bonnes pratiques, dans leurs départemens res-pectifs. D’ailleurs les principes de sciences naturelles qui sont ap-plicables à toutes les branches d’économie rurale , seront donnésdans un assez grand nombre d etablissemeus, pour que tous ceuxqui ont à cœur les progrès de cet art nourricier, puissent se les ap-proprier dans les lycées et les écoles spiécales.
La nomination des professeurs des écoles spéciales sera faite au-trement que celle des lycées ; leur degré d'instruction plus relevé,leur nombre moins multiplié, exigeait une présentation différente.Deux sujets, l’un indiqué par l’institut national, l’autre par les troisinspecteurs généraux, seront présentés au gouvernement pour cha-que place, et pour la première formation des écoles spéciales nou-velles. Un troisième sujet présenté par l’école spéciale elle-même,concourra avec les deux sujets proposés, comme il vient d’être dit,pour remplir une place vacante dans les écoles spéciales une foisorganisées. Le premier consul nommera l’un de ces sujets, quilui auront été indiqués par le savoir et par les maîtres de la science.
Toutes les écoles spéciales nouvelles seront placées prèsdes lycées, au nombre d’une, de deux ou même de plus dedeux suivant leurs rapports, leur influence réciproque, et l’impor-tance des villes ou ces lycées seront établis.
Il est bien reconnu que, rapprochées les unes des autres, elless’éclairent mutuellement, se fortifient, s’élèvent et s’agrandissentpar leur contact et par une sorte de réaction les unes sur les au-tres. Elles seront d’ailleurs régies comme» les lycées auxquelselles appartiendront, et par le même conseil administratif.
Le projet présente, séparée des autres écoles spéciales et dans letitre 6, qui lui est consacré, l’organisation générale d’une écolespéciale de l’art de la guerre, qui mérite d’avoir son enseignementparticulier chez un peuple que cet art à le plus électrisé et le