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En même tems que des considérations si respectables réclamentvotre assentiment pour la loi qui vous e-t présentée, le momentoit ellevous est soumise se range mente parmi les motifs qui doiventvous déterminer. Hier vous avez noté 1 adoption du traité quiarétabli la paix générale d’une maniéré si glorieuse poui la Répu-blique ; hier vous avez décerné des remercimens an négociateurdistingué dont vous avez déjà remarque le? vertus et les talenslors de la conclu-ion du traité de Lunéville. Dans peu de joursla volonté du p,-up:e Français , confirmant le vœu que vous ainspiré votre patriotisme, va se pronon er, pour que les rênes dugouvernement restent le plus long-lents possible dans cette mainpuissante, qui a su arrêter la révolution, et relever la France aurang qui lui appartient en Europe .
Vous délibérez, citoyens tribuns, à une époque consacrée per lareconnaissance nationale, et vous allez en assurer une des plusbelles applications, en accordant votre suffrage à un projet de loiqui place sous l’influence de l'honneur la récompense et l’émula-tion des Français .
Ckauvelim. Tribuns, vous vous apercevrez aisément que c’estpresque sans préparation que je me présente à cette tribune.
Eu me livrant à l’étude du projet pour éclairer mon vote, degrands ineonvéniens, des conséquences dangereuses, m’ont vive-ment frappé et je crois de mon devoir de vous soumettre misidées, quoique le tems me permette à peine de la mettre enordre.
Outre que dans une discussion aussi raccourcie il faut évitertoute répétition ; j’avoue que je craindrais d’affaiblir en les repro-duisant toutes les considérations présentées par un preopinant,surles vices et les dangers du projet.
Ces vires, ces dangers me paraissent grands, je l’avoue, et biensûr que les motifs pour lesquels ils vous ont ete développes, n’ontpas manqué défaire sur vous une forte impression,je me borneraisà vous faire remarquer combien les auteurs et les défenseurs duprojet, se sont écartes du but qu’ils annoncent.
Sans doute il fallait, il faut acquitter toute la dette de lareconnaissance nationale envers nos illustres guerriers, il fallaitconfirmer les récompenses déjà décernées, il fallait en ajouter denouvelles, honorables, signalées, éclatantes.
Sj ce but unique eût été atteint par le projet, une voix unanimel’eut confirmé.
Ses auteurs et ses défenseurs ne patient, il est vrai, que derécompense mais par un singulier écart ils vont envelopper cesrécompenses dans une conception que je suis loin de trouverheureuse.
Fallait il en effet, pour créer des récompenses et pour les de-cernei égales aux vertus civiles, aux devouemens et aux exploitsguerriers, incorporer des font tionnaires civiles dans une organisa-tion toute guerriere, leur donner des titres, des grades, des devoirs,des relations de commandement et d’obéissance; enfin, les