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amis de la France pouvaient craindre jusqu’aux égareniens d’unhonorable délire, où ses ennemis pouvaient se flatler d’induire lesesprits en erreur, en faisant parler le sentiment, on parla de lasuppression de la traite et de la liberté des noirs.
Wilberforce , trop lié avec le ministère, avec le chef du minis-tère, le chancelier de l’échiquier, pour qu’on ne puisse pas raison-nablement regarder leurs pensées comme communes, Wilberforce bien sûr, sans doute, du succès de sa proposition avant de lafaire, jeta, au sein du parlement d’Angleterre, la proposition desupprimer la traite des noirs.
Monument de l’habileté avec laquelle le génie qui l’inspirait,marchait vers son but, la discussion fut assez chaleureuse pour êtreremarquée, assez sage pour ne pas amener d’entraînement, assezbien conduite pour n’aboutir qu’à un ajournement à l’an 1800,ajournement renouvellé, et dont la postérité seule est sans doutedestinée à connaître le terme.
Un tel débat pouvait, devait animer, électriser des esprits an-ciens et pour peu que son effet fut secondé dans l’intérieur, parquelques hommes habiles à créer une chaleur factice, à develop-per une chaleur réelle, il n’était pas impossible de se flatler d’a-mener l'assemblée constituante à un résultat fuueste pour noscolonies.
Mais elle résista à toutes les suggestions directes et indirectes:elle consacra, au contraire, comme principe, qu’il ne serait rienchangé à l’état des personnes dans les colonies sans l’initiative desassemblées coloniales; et lorsque subjugée par la force des prin-cipes qu’elle consacrait, elle accorda le droit rie cité aux hommesde couleur, elle ne le donna qu’à ceux nés de pere et mere libres,et le refusa aux affranchis, laissant ainsi, comme.à Rome , unedistance, entre celui pour qui la liberté est recouvré, et celui quien use comme citoyen dans toute sa plénitude.
L’assemblée constituante sentait que détruire le régime des co-lonies, ou détruire les colonies était une même chose : elle voulaitaméliorer et non bouleverser. Elle voulait et le gouvernementveut aujourd’hui, en revenant même sur sou ouvrage, conserverie3 colonies pour ajouter encore ce poids au poids continental dela république, pour avoir encore ce moyen de rétablir la splen-deur de notre marine militaire, pour exercer dans des voyages,dans des croisières nos anciens marins et les élèves qui vont for-mer, pour préparer dans le développement de leurs talens, unegloire, maritime digne de la gloire de nos bataillons victorieux.Mais non-seulement des considérations politiques ont déterminele gouvernement: l’intérêt du commerce à été un motif nonmoins pressant.
Et pour parler d’abord de notre marine marchande, ne serait-elle pas, sans nos colonies, condamnée à un humiliant cabotagesur nos côtes où dans les ports des états voisins?
N’irait elle pas, stérile instrument d'un roulage maritime, porter«ihez nos voisins le superflu de notre culture, ou de nos »> alîl1 '