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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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maniéré qu’un personnage illustre, auquel la France n’est pasmoins redevable de ses triomphes que de sa prospérité, de sonrepos et de la paix qu’il lui a procurée, conçut le plus grand detous les projets et le mit en exécution (ce qui lui procurera danstoute la postérité une gloire supérieure à toutes les autres); savoirque l'ancienne religion de leurs peres fut rendue à tant de millionsd’honinres que la France contient, et avec elle les vrais et solidesfondemens de leur félicité. Vous comprenez, sans doute, quenous voulons parler ici du premier consul de la république Fran-çaise, Napoléon Bonaparte ; voyant dans sa sagesse que le vraibonheur et la tranquillité d’une si grande nation dépendaient ab-solument du rétablissement de la religion catholique, et venantau-devant de nos désirs, par des sentimeus qui caractérisent souesprit et son âme, il nous a manifesté, qu’il voulait traiter avecnous, des moyens de rétablir en France la religion catholique, quipouvait en même-lems rappeler la félicité dont elle était privéepar les vicissitudes déplorables des tems.

Dieu connaît et vous connaissez aussi, vénérables frères, quiêtes nos compagnons fïdelles et qui avez partagé nos sollicitudespaternelles, avec quel empressement nous avons travaillé à uneaffaire si importante et si avantageuse ; vous connaissez les soinsque nous nous sommes donnés, les grandes difficultés que nousavons surmontées, avec quelle application nous avons été attentifs,nuit et jour, sans jamais détourner nos yeux ni notre esprit de cetobjet, pour trouver les moyens qui auraient pu nous faire arriverà la fin désirée.

Enfin le même Dieu des miséricordes s’est rendu propice à nosvœux ; et par sa toute puissance, après une si longue et si horribletempête il a fait succéder une aurore de paix, qui est l’annoncede la tranquillité que nous, sollicitions. Ayant considéré que lebien de l’église et de l’unité exigeaient de nous que dilatant lesentrailles de notre amour paternel, nous étendissions notre puis-sance apostolique sur tout ce qui paraissait nécessaire pour ré-tablir de nouveau la religion en France , nous avons fait un con-cordat entre nous et le premier consul de la république Française ,contenant 17 articles. Ce concordat a été signé et confirmé tantpar nos plénipotentiaires, auxquels nous avons donné nos instruc-tions à cet effet, et que nous avons revêtus de nos pouvoirs, quepar les plénipotentiaires de la république Française , le 25 Juillet,de l’année derniere 1S01.

Le contenu de ces dix-sept articles, a été considéré de nouveau,et nous l’avons attentivement examiné avec vous avant de les ra-tifier par notre signature, qui devait leur donner sa force et sonautorité. Faisant, ensuite toutes les diligences pour accélérer lerétablissement de la religion catholique que nous n’avions jamaisperdu de vue, sans plus loug delai, le quinzième jour du moisd’Août de la même année, jour auquel on célébré la fête de l'As-somption de la Sainte Vierge, patrone de la France , nous en-voyâmes à Paris une constitution apostolique dans laquelle étaient