495
contenus les dix-sept articles ci-dessus mentionnés pour être anplutôt publiée en France comme nous le désirions ardemment.
Peu dq tems après, pour effectuer le rétablissement si fort dé-siré de la religion catholique, nous n'avons pas manqué d’envoyerd’autres lettres en forme de brefs, et d’autres constitutions apos-toliques. Nous avons pourvu à la circonscription des nouveauxdiocèses, à l'institution canonique que nous devions donner à leursévêques, à la réconciliation avec l’église de ceux qui s’étaientégarés, aux pouvoirs nécessaires que nous avions à donner à no-ire légat a latere, notre cher fils le cardinal Jean-Baptiste Ca-prara, que nous avions envoyé en France pour terminer des af-faires aussi importantes; enfin nous avons pourvu à tout ce quenous avons jugé nécessaire et convenable pour conduire ce saintouvrage à sa perfection. Nous mettons sous vos yeux, véné-rables frétés, les actes qui sont émanés de nous, soit immédiate-ment soit médiatement, pour cette affaire. Vous les lirez dans lerecueil qui a été imprimé ici par notre ordre ; vous y trouverezce qui a été fait par le siège apostolique à ce sujet, et ce à quoi ila participé.
Le voilà enfin arrivé ce jour tant désiré de la promulgation du-dit concordat, et qui est l’époque du rétablissement de la religionen France . Le cardinal notre légat a latere , a été reçu avec unepompe éclatante par le gouvernement de la république Française ,qui a donné les marques les plus distinguées de respect, d’hon-neur et de vénéraliou pour le Saint-Siège , comme on l’avait pra-tiqué jadis en Fiance dans les précédentes légations. Notrelégat de son côté, s’est efforcé de répondre, autant qu’il était eului, à la confiance que le gouvernement lui a témoignée en l'ad-mettant aux fonctions de l’emploi très-important dont il estchargé. Pleinement instruit de nos sentimens, qui n’ont que lesseuls objets spirituels en vue pour rétablir en France la religion, ila rassuré le gouvernement (pie, dans l’exercice des fonctions desa légation, il ne serait jamais rien entrepris contre les droitsdu gouvernement et de la nation, les statuts et les usages de larépublique, et qu’il continuerait ses fonctions sous le bon plaisirdu gouvernement, comme vous pouvez le voir dans le recueilci-dessus mentionné.
Après cette auguste cérémonie, le saint-jour de la rédemption,on publia, avec la plus grande pompe et solennité les dix-septarticles du concordat fait entre le Saint-Siège et le gouvernementFrançais : on publia égaleinement notre constitution apostoliquecontenant les mêmes articles que nous avons ratifiés. Les consulsde la république assistèrent avec tous les autres magistrats dugouvernement, avec tout le magnifique appareil de leur puis-sance et de leur grandeur, aux fonctions augustes de cette religionqu’ils professent, et rendirent à Dieu de solennelles actions degrâces pour le bienfait signalé qu’il avait accordé à la France , enlui rendant la religion catholique ; et avec la religion la paixentre elle et le monde entier.