Buch 
1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
Entstehung
Seite
498
JPEG-Download
 

498

places de pasteurs légitimes des nouveaux diocèses qui leur ontété confiées, a été précédée par leur réconciliation avec le Saint-Siège , dans les actes que nous vous proposons de lire, vous trou-verez qu’ils ont acquitté cette dette nécessaire envers l’église.L’esprit de charité dont l'épouse de Jesus-Christ est animée afait que nous avons usé à leur égard, de cette bonté dont nouspouvions faire usage sans blesser la substance des choses, afinqu’une affaire aussi importante que l’est le rétablissement de lareligion dans un pays aussi grand que la France , put s’accomplir,et le schisme funeste s’éteindre. L’exemple de nos prédécesseurs,l’amour de la paix, les sollicitations efficaces du gouvernementqui l’a demandé, à l’effet de rétablir la concorde, nous ont dé-cidés à y consentir. Relativement à cet objet nous avons confianceen Dieu , qui connaît parfaitement la droiture de notre esprit etde nos soins, que nous ne serons jamais dans le cas de nous enrépentir car nous ne voulons pas douter que ces pasteurs quenous avons embrassé si ■charitablement, se trouvant assis légiti-mement par notre bonté paternelle et singulière dans les nouveauxsièges, s’acquitteront de tous les devoirs de pasteurs en régissantles ouailles confiées à leur foi dans la pureté de la doctrine, dansl’intégrité des mœurs, dans la culture de la vigne du Seigneur,dans l’émulation qu’ils auront d’imiter la vigilence de leurs freres,et dans une véritable union avec nous dans la foi et dans lacharité.

Mais comme vous savez très-bien que l’accomplissement detous les ouvrages et de tous les biens que nous avons mentionnésjusqu’ici, et que nous désirons avec tant d’ardeur d’obtenir, nepeut venir que de Dieu (car si le Seigneur ne bâtit pas une mai-son, c’est en vain que travaillent ceux qui la bâtissent) nousnous sommes proposé de nous adresser à lui avec on esprithumble et un cœur contrit, et d’unir nos prières aux vôtres et àcelles de l’église, afin d’obtenir, qu’en lui rendant grâces pournous avoir donné de planter la vigne dans un terrein si fertile (cequi a été un grand bienfait) il nous accorde aussi par la grâcevenant du ciel comme une rosée divine, qu’elle pousse de profon-des racines, qu’elle croisse et qu’elle porte des fruits dans la mai-son de celui de qui seul on peut l’obtenir ; car comme dit 1 écri-ture sainte, celui qui plante n’est rien, celui qui arrose n est rien ;mais c’est Dieu qui donne l’accroissement, qui est tout.

Approchons-nous donc de lui, vénérables freres, avec con-fiance; implorons de lui la consolation et une joie complettes:enfin, demandons-lui de perfectionner lui-même, le bon ouvragequ’il a commencé. .

Par conséquent, afin de rendre grâces à Dieu de la religion ré-tablie, et afin d’obtenir que dans une aussi grande affaire, nosvœux soient entièrement exaucés, et pour implorer 1 assistancedivine dans les besoins actuels de l’église, nous ouvrirons ses r •sors ; et de même que nous l’avons fait en France par le moyende notre cardinal-légat a latere, nous publierons dans cette v e