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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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ports. Ils sentirent que si la politique exigeait la complette sa*tisfaction des maisons principales, il n’était pas d’une justice moinsrigoureuse de procurer aux états du second et du troisième ledédommagement de leurs pertes, et le premier consul mit un em-pressement particulier à soutenir des droits qui auraient pu trou-ver moins d’appui au milieu des intéressés.

Le concert parfait qui s’était formé entre la France et la Russie ,résultat heureux des rapports directs que le premier consul avaitaimé à entretenir avec S. M. l’empereur de Russie , ayant pré-sidé à toutes les discussions, on fut bientôt d’accord sur tous lespoints, et un plan général d'indemnisation arrêté à Paris entre lesplénipotentiaires respectifs, reput l’approbation du premier con-sul et celle de l’empereur.

Il a été convenu que ce plan serait présenté à la diète del’empire, sous la forme d’une déclaration qui serait faite simul-tanément par des ministres extraordinaires nommés à cet effet.Delà part du premier consul, c’est le citoyen Laforest, ministrede la république près l’électeur palatin de Bavière , qui a eu ordrede se rendre à Ratisbonne, de la part de l’empereur de Russie ,c’esl pareillement le baron de Buhler, son ministre à Munich .

Celte déclaration doit avoir été présentée ces jours derniers, etla lecture que le premier consul a ordonné qui lui en fût faite ensénat, va faire connaître les principes qui ont dirigé les deux gou-verneniens, et le soin qu’ils ont mis à en ménager l’application.

En effet, si on examine le plan proposé, ou verra que dansl’exécution d’un système qui a pour but principal de consolider lapaix de l’Europe , on s’est surtout appliqué à diminuer les chancesde guerre, c’est pourquoi on a pris soin d’éviter tout contrat deterritoire entre les deux puissances qui ont le plus souvent ensan-glanté l’Europe par leurs querelles, et qui, réconciliées de bonnefoi, ne peuvent avoir aujourd’hui un désir plus vif que celui d’é-loigner toutes les occasions de mésintelligence qui naissent duvoisinage, et qui, entre ces états rivaux, ne sont jamais sans péril.

Ce même principe adopté, non dans toute sa rigueur, maisautant que les circonstances ont pu le permettre, a décidé a pla-cer aussi les indemnités de la Prusse hors de contact avec laFrance et la Batavie. De cet arrangement, l’Autriche aura retirél’immense avantage de voir toutes ses possessions concentrées.

La maison palatine aura pareillement reçu une organisation plusforte et plus avantageuse pour la défense.

Et la Prusse continuera à former, dans le système germanique,la base essentielle d’un contrepoids nécessaire.

Le réglement des indemnités secondaires a aussi été proposédjjprès des convenances générales et particulières, et on n’a rienBe o%é pour les établir dans une juste proportion des pertes re-connus. Il pourra cependant paraître que la maison de Bade acte plus avantageux que les autres; mais il a été jugé nécessaireue fortifier le cercle de Suabe qui se trouve intermédiaire entre larrauceet les grands états Germaniques , et le premier consul s’éstapplaudi que dans cette circonstance la politique fut parfaitement