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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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sortit pas, ou peut vous offrir des bourgs où il n’y a plus d’élec-teurs, faute d’habitans, mais où il y a toujours élection ; voussentez qu’en pareille circonstance il n’y a pas de dispute qu’on nes’v ruine pas; c’est effectivement là où le titre de membre de par-lement coûte le moins à acquérir, car on ne le paie que ce quele propriétaire du bourg le vend. Le prix varie suivant les tems ;il est très-liaut cette année par deux motifs : le premier, que laguerre a produit beaucoup de nouveaux riches qui ne demandentplus qu’à s’illustrer; le second, que plus la corruption devient gé-nérale, plus on trouve d’avantage à être membre du parlement;et qu’aitisi on r.e risque rien en achetant fort cher, un objet donton est sûr de tirer bon parti.

Nos faiseurs de constitution vont dire que la constitution An-glaise aurait dû arranger tout celà ; mais la constitution Anglaise aarrangé fort peu de choses: on peut assurer qu’elle n’est qu’unrecueil de concessions arrachées par des esclaves mécontens à desmaîtres faibles, fous ou tyrans; et il n’v a pas là de quoi se van-ter beaucoup. La constitution Anglaise n’a pas empêché trois ouquatre révolutions, puisqu’on prétend qu’elle existait avantCharles 1er.; d’où Fou concluera, qu’une constitution ne inetpas toujours à l’abri des événenrens politiques. Les Anglais ont eu long-tems mieux qu’une constitution : iis ont eu un excel-lent esprit public qu’ils ne devaient qu’à eux, et l’admiration del’Europe qu’ils n’ont due qu'à nous. L’esprit public s’y perd, l’ad-miration de l’Europe trous est revenue ; et pour tracer d’un motla position actuelle des Anglais et des Français , je dirai : qu’audehors comme dans l’intérieur, la France a retrouvé son équilibre,et que l’Angleterre cherche le sien.

Si les conditions pour être électeur varient suivant les localités,du moins dira-t-o», il y a égalité dans le droit qu’ont les comtéspour députer au parlement; autrement l’Angleterre ne serait pasreprésentée.

En ce cas, affirmez que l’Angleterre n’est pas représentée, il ya des villes considérables qui ne députent pas, et qui sont bienloin de s’en plaindre. Malgré l’ambition naturelle à tous leshommes, jamais on n’a vu ces villes réclamer pour obtenir le droitde co-operer à la représentation nationale. Elevées par le com-merce, elles ne redoutent rien tant que d’être livrées au trouble,aux vices, à la paresse qui naissent des élections. Mais si on n’ajamais entendu ces villes, d’une grande richesse et d’une nom-breuse population, proclamer pour avoir droit de députer au par-lement, en récompense on a vu des villes présenter des pétitionspour être exemptées de ce droit. Un pareil rapprochement endit plus que toutes les phrases.

Les comtés d’Angleterre nomment deux députés au parlement ;les comtés d’Ecosse et de Galles n’en nomment qu’un ; car l’Angle-terre n’a jamais partagé franchement avec les pays qu’elle aréunis à elle; et c’est une des causes qui fait qii’eu dépit detoutes les réunions, il n’y a pas amitié entre elle et les peuples