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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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je (iis plus: nous aurons une surveillance, qui ne laissera pas'ar-bitrairement introduire de nouvelles religions dans l’état, tandisqu’en Angleterre, toutes les extravagances religieuses sont per-mises, sans que, pour cela, il y ait égalité politique en matière cfereligion ; danger que le tenus signalera.

Ceux qui croient que la multiplicité des religions est indiffé-rente dans un état, et qui citent la Hollande, sont des enfans quine savent pas à quelles causes tient l’esprit public, et par consé-quent la conquête plus ou moins facile d’un peuple. Commele droit de voter dépend beaucoup des localités, il a fallu beau-coup de lois pour décider de la validité d’une élection contestée ;et, dans tout ce fatras, il est si difficile, que l’arbitraire ne seglisse pas, qu’on a vu la chambre des communes, s’égarer jus-qu a déclarer inéligible, un homme qui, depuis, a été ministre.Par une conséquence contraire, on a vu siégés au parlement deshommes contre les lois les plus positives ; et ce qui est plus ex-traordinaire, on eu cite qui ont délibéré pendant trois ans commemembres élus, sans l’avoir jamais été • leurs droits venaient sim-plement dfe la hardiesse qu’ils avaient eu de se glisser au milieu dela confusion. C’est donc toujours avec beaucoup d’arbitrairequ’on décide sur les élections contestées ; et, au fait, il n’y a nifortune ni patience qui pourraient tenir aux formalités et aux dé-penses nécessaires pour juger rigoureusement une élection, contrelaquelle les chicanes et l’ambition appellent les secours de tant delois bizarres et contradictoires.

Voilà des faits qu’aucun Anglais ne contestera ; car ils sont touspris dans des discours adressés au parlement, par des membres duparlement: aussi, la nécessité d’une réforme parlementaire estelle le grand cheval de bataille des jeunes gens qui veulent se faireun nom; c’est parla que M. Pilt a commencé: le champ estvaste. Si on demande, pourquoi ce peuple qui est si raison -nable, et auquel on prête une constitution si parfaite, ne s’accordepas pour une réforme parlementaire, nous répondrons que la ca-naille s’y opposerait, parce que, de sa constitution qu’on lui a tantvantée, elle ne connaît que le profit qu’elle tire des élections.Ici j’arrive naturellement à parler de cette incroyable corruptionqui fait la base du gouvernement, et contre laquelle tant de lofese sont vainement élevés, parce qu'elle est dans le caractère mer-cantile de la nation ; mais avant de parler de cette corruption, jedois rendre justice à quelques hommes iudépendans, qui ont, à lalongue, en Angleterre, comme partout, une grande influence, etqui sont loin de désirer vivement une reforme parlementaire, parla raison que toute réforme opérée sous un gouvernement vigou-reux, ne se fait qu’au profit du gouvernement, et que toute ré-forme entreprise sous un gouvernement faible, ouvre nécessaire-ment la carrière des révolutions, or en Angleterre, un gouverne-ment vigoureux sera toujours contre la nation, parce que là nationest toujours en défiance contre l’ascendant du gouvernement, plus’soigneux d’y cacher son pouvoir que de le signaler ; cela prouve