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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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que tout n'est pas pour le mieux, même dans les balances poli-tiques, et que rien n’est plus rare que ce concours de circon-stances qui engagent une nation toute entière à ne voir de sauveurque dans son chef, parce qu’effectivement tout est danger hors de lui.

Les élections en Angleterre, peuvent se diviser en trois classes ;celles qu’on acheté, celles qu’on donne, et celle qu’on disputeavec de la réputation et de l’argent.

Les élections qu’on acheté sont en grand nombre; on calculeque 150 membres de la chambre des communes y sont portéspar l’ascendant de la propriété. Ceci a besoin d'être expliqué.

Des bourgs qui ont été considérables, et qui ne le sont plus,ont conservé le droit d’élire; ces bourgs sont devenus la pro-priété des riches particuliers qui soignent assez les fermiers quidépendent d’eux, pour disposer de leurs votes au moment desélections. Cela est si bien arrangé qu’on, n’a encore vu qu’unprocès d’un seigneur contre des fermiers qui l’avaient trahi, leseigneur qui les attaquait pour d’anciennes redevances, a perdu :cela devait être ; car les juges devinèrent facilement son motif.

Les propriétaires des bourgs ayant droit de nommer, vendentles élections, soit à des particuliers soit à la commune. Il y ades courtiers qui s’entremêlent de ces sortes d’affaires ; et quandle commerce des Indes va bien, ces élections sont fort clieres.Lorsqu’on vend aux particuliers, on 11 e tire d’eux que de l’ar-gent ; lorsqu’on vend à la commune, on obtient la pairie et tousles avantages qui dépendent de la faveur ; aussi rend on de pré-férence à la commune. C’est ce qui a augmenté le nombre despairs au point de faire craindre que tous ces grands seigneursnouveaux, encore imbnt de leur ancienne indépendance, 11 e por-tent la démocratie dans la chambre hante, le jour qu’ils serontdégagés de la reconnaissance qu’ils doivent au roi régnant.

Les élections que l’on donne, dépendent aussi de ces bourgs,entièrement à la disposition des seigneurs. Il se trouve parmieux, surtout parmi les pairs d’ancienne date des hommes indé-pendans, et du parti de l’opposition, qui 11 e voulant pas vendre àdes particuliers, ni donner de nouveaux soutiens au ministère,font élire des jeunes gens qui ont du talent, ou qui en promet-tent ; bien entendu que ces jeunes gens jurent une reconnais-sance éternelle: bien entendu qu’ils débutent en effet en amansdelà liberté, jusqu’au jour où ils s’ouvrent la porte du ministère,ou, faute de mieux, le cabinet des ministres.

Les élections qui se disputent à prix d’argent et de réputationsont celles qui s’opèrent par une quantité trop grande d’électeurs,pour qu’il n’v ait pas diversité d’opinion; aussi ne peut-on gueresacheter les voix d’avance, en les prend au moment et par tousles moyens possibles. Comme il y a deux cent lois qui défendentd’acheter et de vendre des voix, et que les Anglais respectentbeaucoup la lettre de la loi, ils n’achetent, ni ne vendent les votesdirectement. Un postulant vient chez moi, par exemple ; il trouve