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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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mon écritoire d'un goût parfait: il me la demande avec tant d’in*stance, que je ne puis la lui refuser.

Le lendemain il m’envoy.c un présent: rien n’est plus poli. Ladifférence qui se trouve eu l’écritoire que j’ai cédé et le présentque j?ai reçu, fait positivement que j'ai donné ma voix sans lavendre. Si je suis paysan je n'approche des élections q,u’;m:equelques volailles à la main ; car les volailles sont d’un prix fouprès des élections. Eu général à cette époque, la moindre denréepeut acquérir une valeur considérable, Pour les tavernes, ellesprennent les couleurs des postulans qui les retiennent, y va boireet manger qui veut, suivant son opinion. On sait bien que faireboire les Anglais , ce n’est pas les corrompre, cela est si vrai quej’ai vu des électeurs soûls auxquelles on ôtait la cocarde de ceuxqui les avaient enivrés et que l’on conduisait par dessous les bras,voler en faveur de gens dont on leur disait le nom tout bas. Pourdes voitures, n’est-il pas naturel de charier ceux qui veulent biense déranger en notre faveur? Aussi avons nous été cinq jours desuite à Londres , sans fiacres, puisqu’ils étaient tous retenus par SirFrancis Burdett , dont ils portaient la cocarde, et le nom impriméeu très-gros caractères.

Il faut voir en ce moment, l’agitation de le canaille. Commeelle est fiere,, comme elle se croit souveraine, parce qu’elle boitgratis, et dit des injures pour de I argent ! Il y a eu quelques petitesbatailles cette année:; il yen aura de plus grandes aux électionsprochaines; earon peut prédire que l’esprit de faction ne s’éloignedelà France , que pour retourner mieux nourri aux lieux, qui Fontvu naître. En rentrant en Angleterre, il ne fera que revenir aupays.

Ces élections contestées sont toujours onéreuses, et souventruineuses; elles ont enseveli beaucoup de familles. On cite uneélection qui a coûté près de 1,200,000 fr. de notre monnaie, etqui a été manquée. Cette année M. Maimvaring et ses amisauront dépensé une somme considérable, et Sir Francis Burdett,une plus forte encore, puisqu’il a triomphé.

Cependant les places au parlement ne rapportent rien, maispour cela qu’on eu tire tant de profit ; chose si reconnue, qu’unministre prétendait connaître beaucoup de membres de la cham-bres des communes, qu’il fallait payer, meme pour les faire votersuivant leur conscience. Au reste ces élections contestées sontcelles qu’on envie le plus, parce qu’elles donnent de. 1 éclat, etc’est uu bruit public à Londres q.ue Sir Francis Burdett qui a tantdisputé l’élection du comté de Middlesex, a deux bourgs à sadisposition. Vous avez vu M. Windham, qui a manqué lagrande élection de Norwich, se rabattre sur un petit bourg dontil était sûr.

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