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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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de l’exécution, votre vékil m’a demandé sa grâce en votre nom, cipour vous, je l’ai délivré.

2°. “ Vous me demandez la polacre Napolitaine, pris dites-vous, sous le canon de la France . Les détails qui vous ont étéfournis à cet égard ne sont pas exacts; mais, selon votre désir,j’ai délivré dix-huit chrétiens composant son équipage: je les airemis à votre vékil.

“ 3°. Vous demandez un bâtiment Napolitain qu’on dit êtresorti de Corfou avec des expéditions Françaises . On n’a trouvéaucun papier Français ; mais selon vos désirs, j’ai donné la libertéà l’équipage, que j’ai remis à votre vékil.

“ 4°. Vous demandez la punition du rais qui a conduit icideux bâtimens de la république Française . Selon vos désirs, jel’ai destitué ; mais je vous avertis que mes rais ne savent pointlire les caractères Européennes ; ils ne connaissent que les passe-ports d’usage, et pour ce motif il convient que les bâtimens deguerre de la république Française fassent quelque signal, pourêtre reconnues par mes corsaires.

“ 5°. Vous demandez 150 hommes que vous dites être dansmes états, il m’en existe pas un, Dieu a voulu que ces gens sesoient perclus, et cela m’a fait de la peine.

“ 6°. Vous dites qu’il y a des hommes qui me donnent desconseils pour nous brouiller. Notre amitié est solide et ancienne,et tous ceux qui chercheront à nous brouiMer n’y réussiront pas.

“ 7°. Vous demandez que je sois ami de la république Ita-lienne . Je respecterai son pavillon commeje vôtre selon vos dé-sirs. Si un autre nr’eût fait pareille proposition, je ne l’aurais pasacceptée pour un million <le piastres.

“ 8°. Vous n’avez pas voulu me donner les 200 mille piastresque je vous avais demandées pour me dédommager des pertes quej’ai essuyées pour vous, que vous me- les donniez ou que vous neme les donniez pas, nous serons toujours bons amis.

“ 9°. J’ai terminé avec mon ami Dubois-Thainville, votre vékiltoutes les affaires de la caile, et l’on pourra venir faire la pêchedu corail. La compagnie d’Afrique jouira des mêmes préroga-tives dont elle jouissait anciennement. J’ai ordonné au bey deConstantine de lui accorder tout genre de protection.

“ 10°. Je vous ai satisfait de la maniéré que vous avez désirépour tout ce que vous m'avez demandé, et pour cela, vous mesatisferez comme je vous ai satisfait.

“ 11°. En conséquence je vous prie de donner des ordres pourque les nations mes ennemies ne puissent pas naviguer avec votrepavillon ni avec celui de la république Italienne , pour qu’il n’v aitplus de discussions entre nous, parce que je veux toujours êtreami avec vous.

“ 12°. J’ai ordonné à mes rais de respecter le pavillon Fran-çais à la mer ; Je punirai le premier qui conduira dans mes port?un bâtiment Français .