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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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“ Si à l’avenir il survient quelque discussion entre nous, écrivez-moi directement, cl tout s’arrangera à l’amiable.

“ Je vous salue, que Dieu vous laisse en gloire.

“ Alger , le 13 de lalune dellabiad-Ewel, l’an de l'hégire 1217."

Eu terminant ce rapport, je dois dite au premier consul que i'ad-judaut-comnranduut du palais lluUin, et le contre-amiral Leisse-gues ont rempli avec noblesse, fermeté et mesure, la commissionqui leur était contrée.

Ch Mau. Talleyrand .

Rapport fait an Premier Consul de la République, en Sénat , par le

Ministre des Relations Extérieures, le 20 Fructidor, an 10.

Le caractère distinctif de l’époque à laquelle la paix générale amis üu, a été une contradiction saillante et générale eulre les sen-timents, les intérêts et la conduite des peuples. Jas états ont étéentraînés, comme par une sorte de fatalité, clans leurs guerres,dans leurs alliances. Les uns ont fait cause commune, sans cesserde se haïr ; les autres saris cesser de s’aimer, ont vécu dans unétat de discorde et d’hostilité.

C’est que dans la dissolution dès long-teuis préparée des rap-ports généraux (le l’Europe , l’édifice du droit public s'écroulant,Ja politique u par-tout méconnu sa tradition, ses maximes, ses ré-gies locales, et que plus d’un gouvernement pris au dépourvu, àl'approche du bouleversement, a perdu le discernement de cesplus chers intérêts, a vu du danger jusques dans ces plus salu-taires habitudes, et s’est livré sans réserve aux plus vaines frayeurset aux plus dangereuses suggestions.

Telle a été particulièrement la position de la sublime porte, àcette période de la guerre où l'Europe l’a vu avec étonnement, seranger au nombre des ennemis de la France . Ce gouvernementn’a pas tardé lui-même à partager cet étonnement ; et en effet, toutce qu’il a vu au-dedaus et au-debors, était bien propre à lui in-spirer des regrets sur la détermination à laquelle il s’était laisséengager.

11 a vu le vainqueur fidele à la déclaration qu’il avait faite, enoccupant une province Ottomane , pourvoir aux soins de sa con-servation, la gouverner avec sagesse, préparer sa prospérité fu-ture, et lors même qu’uue déclaration de guerre non-provoquée,en avait fait une légitime conquête, annoncer par son respect pourles propriétés, les mœurs et Ja religion des vaincus, que son in-tention n’était pas changée. La France , eu effet, loin de vouloirattenter à la prospérité, et diminuer la force de la Turquie , n’euten vue, à cette époque, que de la rendre plus puissante et plusheureuse, en introduisant dans son sein de nouveaux élémens decivilisation, et ouvrant au milieu de ses provinces, la grande routede commerce du monde.

Mais le gouvernement Ottoman s’était lié au-delà de sa pré-

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