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du trésor public, et avec la même liberté qu’entre des parti,culiers.
i Quand les fonds pour ce service n’ont plus été faits en obliga.tions sur les départemens, mais fournis à Paris , le taux de la com-mission a été diminué à raison de mode de versement plus céléréet plus économique.
La banque s’est estimée heureuse de pouvoir seconder par sonzele la disposition bienfaisante du gouvernement, qui fait payer,dans les premiers jours de l’an 11, le dernier semestre des renteset pensions de l’an 10.
On s’est plaint de ce que la banque n’escomptait pas assez, dece qu’elle ne prenait qu’une faible partie du papier qu’on lui pré.sentait : c’était la blâmer de s'être astreiute à garder des mesuressages dans l’émission de ses billets.
Peut-on se dissimuler que le volume des billets au porteurmis en circulation, doit être toujours dans de telles proportionsavec la présence des écus cri caisse, que ceux-ci puissent, sansgène, sans embarras, faire face à l’acquittement de tous ceux-là?
Cette régie de rigueur est observée dans la quotité des sommesversées sur la place, chaque jour d’escompte.
Si l’on se négligeait à cet égard, les censures, attentifs à main-tenir les proportions relatives aux circonstances, sont là pour op-poser leur vélo à telle disposition qui pourrait s’en écarter.
Sans doute il eût été possible de donner plus de latitude aux es-comptes, et facile d’augmenter ainsi le bénéfice des intérêts par uneplus grande circulation de billets au porteur ; on doit même s’at-tendre aux bons effets d’une extension progressive, à mesure quele crédit général s’améliorera.
Mais que serait-ce, dans le moment présent, qu’une légèreaugmentation du dividende pour chaque action, s'il eût fallu l’ob-tenir par des opérations pénibles, incertaines, ou par des risquesquelconques ?
Qu’importe que cette circonspection puisse être qualifiée detimidité puérile, si c’est à ces mesures sages que l’établissementdoit sa parfaite sécurité, la certitude de suffire à ses besoins parses moyens toujours présens, et enfin sa bonne renommée dansl’étranger.
L’étranger sait très-bien que les billets de la banque de France ne sont pas des papiers reposant sur d’autres papiers dont la valeur,quoique hypothéquée, ne saurait-être réalisée instantanément dansdes jours d’inquiétude ou d’alarme.
Ce ne sont pas non plus, comme chez d’autres nations, des billetsfondés sur des capitaux prêtés à l’état, et compromis dans la dettepublique.
On s’est permis de dire que Ls fonds de la banque n’étaientutiles qu’aux banquiers à grandes affaires, que le commerceproprement dit en était écarté, on n’y participait que d’une ma-niéré insensible ; on a dit que le porte-feuille était «n grande P artie