Buch 
1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
Entstehung
Seite
593
JPEG-Download
 

593

Leur intelligence, leur zele et leur dévouement méritent les plusgrands éloges.

Chaque année a vu s’améliorer le régime et l'administration dela banque par l’effet d’une expérience attentive à corriger et àrectifier tout ce qui a paru susceptible de mieux.

Mous ne dirons pas cependant que cet établissement ne laisserien à désirer ; mais le tems seul peut indiquer les moyens d’at-teindre à la perfection, qui se dérobe trop souvent aux concep-tions et aux facultés humaines.

La banque de France fut instituée pour faciliter les transactionscommerciales en multipliant le signe représentatif du numéraire etdans la vue d’amener la baisse du taux de l’intérêt. Elle a remplile premier objet. Si dans le second, elle n’a pas encore atteintson but, on 11e peut pas nier qu’elle n’ait produit une grande amé-lioration, et même toute Pamélioration qui était compatible avecdes circonstances difficiles.

Pour bien juger des pas qu’elle a faits, il faut se rappeller le mo-ment et le point du départ.

Elle se forma au milieu des vicissitudes d’une guerre générale,quand le discrédit était tel qu’011 perdait trois et quatre pour centpar mois sur des effets recherchés aujourd’hui à un pour cent etau dessus.

Elle s’organisa quand d’autres établissemens qui présentaientles effets de sa concurrence, suscitaient contre elle tous les genresde prévention ; quand on affectait de dire que la banque ne se-rait qu’un instrument dans les mains du gouvernement pour seprocurer des fonds ; quand enfin la méfiance générale rendait leplacement des actions si difficile, que la banque ne put commen-cer qu’avec un fonds très-modique, et fourni par la caisse d’a-tnortissement.

Cependant jamais pronostics alarmans ne furent mieux dé-mentis par les faits.

Forte de sa constitution, forte de l’appui libéral et profondé-ment politique du gouvernement, la banque s’est élevée au-dessusde ternies les préventions.

Les dividendes ont été plus forts qu’on ne devait l’attendred’une régie qui n’exposera jamais les intérêts des actionnaires auxmoindres risques, ni les porteurs des billets au moindre retard.

Son capital vient d’être completté par la rentrée des dernierspaiemens des dernieres actions. Le gouvernement, qui avait jugé né-cessaire d’en avoir cinq mille, 11’en a plus que cinq cents, et il n’estni son créancier ni son débiteur.

Le gouvernement convaincu que, sans une parfaite indépen-dance, la banque, au lieu de prendre un grand essor, ne pourraitque décheoir, s’est prononcé à cet égard, dans toutes les occasions,de la maniéré la plus satisfaisante.

Quand le traité pour le service du paiement des rentes a dû* tre renouvelée, les articles en ont été discutés avec! e ministre4 G