Buch 
1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
Entstehung
Seite
630
JPEG-Download
 

630

fluence étrangère. Au reste, M. Windham avoue que les hommesles plus éclairés qui ont dernièrement visité la France , s’accordentà dire qu’on n’y songe plus du tout aux droits de l'homme ; ceshommes ont ajoute que la destruction de l’Angleterre et lesmoyens d’y parvenir sont l’unique objet de "toutes les peasees ; ilsont trompé M. Windham sous ce dernier rapport, et la preuveincontestable se trouve dans la conduite du Gouvernement Fran-çais, qui depuis la paix n'a pas fait entendre une seule parolecontraire à l’union qui doit regner entre les deux nations. Cer-tainement on ne pouirait pas en dire autant de l’Angleterre.

La grande conspiration du colonel Dexpaid est réduite à unprojet d embauchage ; son acte d’accusation porte qu'il a essavéde séduire des soldats, et travaillé à les exciter à la mutinerie età la sédition.

Un mouvement d’insurrection s’est manifesté parmi les matelotsà Newcastle et à Sunderiaud : ils voulaient une augmentation depaie. Les plus mutins ont été arretés. L'es insurrections ne sontpas très-rares, dans un pays ou toutes les déniées augmentent con-tinuellement ; car, en dépit de l’assertion des économistes, il estimpossible que la solde de tous les employés suive la progression durenchérissement des objets de première nécessité ; mais les écono-mistes nont pas calculé ce qui tient à l’ordre public, parce qu’ilsn’ont vu que liberté individuelle dans la société; c’est le contrairequ’il fallait y voir.

On pendra quelques matelots pour le bon exemple, et on céderaaux prétentions des autres, par nécessité.

Un bon Anglais de province, qui avait entendu dire que tout sevendait à Londres , mêmes les passe-ports, même les lettres derecommandation, a tout simplement écrit par la poste à M. Ad-diugton, pour lui proposer deux mille livres sterling d’un emploiqui lui convenait. 11 vient d’être condantmé à une amende de100 livres, et à trois mois de prison. Il y aurait du plaisir à con-naître cet homme, qui doit être d’une grande franchise.

(Moniteur, No. 101.)

Paris , le 10 Nivôse, An 11,

Lord Pelham, Minisire du Roi d’Angleterre, a proféré, dansla Chambre des Pairs , ces propres paroles.

“ Lord Grenville a tort de dire que nous voulons nous en“ rapporter au tems seulement. Notre intention est de pro-“ liter de toutes les occasions favorables qui pourraient survenir“ sur le Continent pour contribuera la sûreté de noire Pays.

Ceci nous donne le secret de ce que nous avons déjà vu, et ilsera bon de s’en souvenir dans les événemens qui pourrontsuccéder.

Quand on apprendra qu’une nuée d’agens seçrets, sous lesordres de Drake, Wickain, &c. inondent l’Allemagne et l’Italie , onpourra présager que la prophétie de Lord Pelham se réalise, et