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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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même celles'qui finissent dans les boudoirs’'.... On n’oserait pasaffirmer la même chose de celles qui finissent dans les comptoirs,car l’histoire n’en présente aucune qui ait recommencé; et cepen-dant, c’est à l’esprit de commerce que les économistes veulentasservir l’Europe .

Nous avons dit que M. Pitt n’avoit pas eu une influence ex-clusive sur le ministère qui a porté son nom; pour connaître lacause des divisions qui ont existe entre lui et M. Windham, il fautsavoir que M. Windham pousse les idées de gloire aussi loin queM. Pitt pousse les idées de conmieiee. Tout ce qui porte uncaractère romanesque convient au premier et déplaît au second ;l’un est séduit par des projets, l’autre par des calculs. Le passagesuivant du discours de M. Wmdham fera connaître ce qu’il pensedu système financier de M. Pitt :

“ Le commerce et les capitaux, voilà des mots magiques qui“ enchantent et rassurent nos ministres et la plus grande partie de“ l’Angleterre; et pourtant la France poursuit sa mute sans avoir“ rien qui ressemble à du commerce, à du crédit, et, depuis les“ préliminaires, elle a équippé dix-huit va : sseau\ de ligne: plus“ de dix mille tonneaux de chanvre ont été importés de ia Baltique “ dans ses ports par des vaisseaux Anglais . Jamais peut-être on“ ne consomma, en aussi peu de teins, une plus grande expédition“ que celle de Saint-Domingue ; et, s’il faut en croire les bruits“ publics, une nouvelle expé ition se prépare dans les ports de la“ Hollande ; et tout cela s’opère avec des moyens épuisés ; et, ce“ qu’il y a de plus déplorable, c’est le capital Britannique qui“ aide à tous ces frais. On suppose que la Fiance est disposée“ à nous laisser poursuivre notre carrière commerciale ; mais ce“ vante édifice de la prospérité publique peut être renversé d’un“ souffle."

Ou voit que le système commercial et financier n’a pas tournéla tête à M. Windham ; il aimerait mieux plus de gloire dans sonpays, et moins de billets de la banque. Avec ces sentimens qu’onne peut trop louer dans un homme, M. Windham n’en a pas moinsété un ministre très-dangereux pour l’Angleterre, parce qu’il estviolent dans ses désirs, et point assez mesuré clans ses expressions.En faisant le tableau de l’Europe , il vient encore d’msulter laRussie qu’il devrait aimer, car, dans ce royaume, il n’v a pas dedettes fondées, et l’on y fait de grandes choses sans être possédédelà maire du crédit public. Voici sa phrase; “La Russie “ reléguée sur les confins de l’Asie , n’offre qu'une masse de bar-“ bares grossiers et inciviiises, indignes d’ètre compares aux habi-“ tans du sol Français .”

La Nation Russe ne sera pas flattée d’un pareil complément, etM. Windham va se brouiller avec tous nos philosophes qui ontprouvé, dans le dernier siècle, que la lumière venait du Nord.Sir Francis Burdett a prié la chatnbie des communes de lui expli-quer ce que celait qu’un Jacobin, un membre aurait pu se lever, etrépondre qu’un Jacobin esl un politique exalté qui insulte, à latribune, les nations qui ne veulent pas se soumettre à une in-