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vétie ; sa maison est la seule dans cette petite ville, qui soit ouverteaux étrangers ; l'on s’y rassemble le soir, et la calomnie seule a pufaire envisager ces réunions sous un point de vue politique, etsupposer à- mon pere des intrigues indignes de lui, dont son ca-ractère connu, aurait dû le mettre à l'abri.
J’attends de votre impartialité, citoyen Rédacteur, que vousvoudrez bien insérer ma lettre dans votre Journal ; je le désired'autant plus vivement, que j’attache, quoique étranger, une très-grande importance à l’opinion que l’on peut concevoir en France de ma famille ej de moi.
1 J’ai l’honneur de vous saluer,
G. Henri de Fingerlin.
(Moniteur, No. 1 0 <>.)
La lettre qu’on va lire, a été adressée au chef de la police se-crette. Nous avons cru que venant d’un homme plus à mêmeque tout autre de connaître le dédale et l’atrocité des trames del’ancien ministère Anglais , puisqu’il a participé h toutes les in-trigues, cette lettre serait pour les Français de quelqu’intérèt.Ces hommes atroces qui jetterent à Quiberon l’élite de nos anciensofficiers ele marine pour les faire égorger, n’ont cessé d’avoir àleurs gages des assassins secrets, toujours prêts à frapper dansl’ombre, "comme les assassins du vieux de la montagne du teinsde S. Louis ; ce sont eux qui ont commandé et payé le 3 Nivôse,et Georges, D.utheil, l’ancien Evêque Arras, qui furent les prin-cipaux instrumens de cet abominable complot, jouissent d’uneprotection publique et d’une grosse pension en Angleterre. Ils ontarmé les Français contre les Français , sous des prétextés divers,îtiais ayant poiir but de nous anéantir, ils ont voulu îéaliser cequ’ils avaient gravé sur leurs cartes, effacer cette belle France dutableau des Puissances Européennes.
Habitans de la Vendée, du Morbihan, des Côtes du Nord , dela Manche, de l’Orne , c’est surtout à vous que ceci s’adresse. Lalevée des-couscrits s’est faite chez vous avec empressement. Quandvos.préfets,en ont rendu compte an Premier Consul, c’est la meil-lure preuve^ a-t-il dit, qu’ils puissent me donner qu’ils sontrecon-naissans de tout ce que j’ai fait pour eux, et que leur désir sincereest de réparer encore plusieurs maux que ceux des autres, parce-qu’ils sont la partie de la famille qui a le plus souffert. Plus que•tout autre aussi vous avez des injures à punir, et si jamais ces mi-sérables excitent la guerre sur le Continent, vous vengerez vosmalheurs, et vos désastres.
Ils sont voués aux mépris de l’Europe , ces hommes qui ontsoldé tous les crimes. Jetez un coup-d’œil sur l’Isle de Jersey.Elle est encore remplie de brigands qui n'en sortent que pourtroubler votre tranquillité. Cet infâme Georges vous vendait aeux, et lorsque les chefs qui dans des tenis différons ont été à la