f)35
lète de la guerre civile, ruais qui ont toujours conservé un carac-tère Français , tels que Cliatillo», Daubchamp, &c. auront écrittoutes les atrocités qui sont à leur connaissance, la postérité met-tra les Grenville, les Windham, au rang des petsonnages qui ontdéshonoré l’Europe moderne. Mais heureusement ces tems sontpassés. C’est en vain que ces hommes affreux vêrseraieut de l’or,ils ne pourront plus nous diviser. Les Français de tous les par-tis, de toutes les opinions, ralliés et unis, soutiendront la gloireet la grandeur de leur patrie, car tous restent aujourd’hui per-suadés que c’est la destruction et le malheur de la France quel’on a voulu. Mais si, divisés, nous avons toujours rendu leurstrames inutiles, si nous avons étendu nos limites jusqu’aux bornesde l’ancienne Gaule ; si nous avons eu le pouvoir de les étendreplus loin, si nous nous sommes arrêtés, c’est parce que nous l’avonsvoulu. Qui oserait nous attaquer II !
.Tant que nous resterons unis, tant que nous ne prêterons pasline oreille coupable aux insinuations des hommes achetés, ils fré-miront de jalousie en nous regardant.
Iis pourrout tramer quelques crimes, ils pourront essayer lepoignard et le poison, armes des lâches. Ils tiennent toujours euréserve et combleut de bienfaits les agens qui les oirt servis dansleurs criminels essais ; c’est qu’ils comptent s’en servir encore.Quand les Etats n’ont de ressource que dans des crimes; que leschefs et les principaux d’une nation qui, comme, disait JeanTerdoivent toujours être le refuge de l’honneur et de la morale pu-blique, ne vivent, 11e se contient que dans de pareilles espérances,alors nue nation est bien mal gouvernée ; le premier effet du crimeest toujours de retomber sur celui qui le médite.
Au Chef de la rolice du Grand Juge.
Monsieur,—Un article inséré dans le numéro 89 du Moniteur,et transcrit par d’autres Journalistes, semble mettre sur la mêmeligne Dandré et Dutheil.
Une correspondance suivie pendant cinq ans avec Dandré, m’amis a même de connaître parfaitement sou opinion et ses senti-tnens; jamais il n’eui ceux de cet être vil et féroce auquel sonnom se trouve accolé, et il m’a confirmé de vive voix le profondmépris qu'il n’avoit cessé de manifester dans ses lettres pour cetinfâme intrigant, qui ne connaît de chefs que ceux qui peuventpaver ses forfaits.
Dandré partit de France en 1792, pour se rendre en Angleterrepour affaires de commerce; il étoit muni d’un passeport du dé-partement de Paris ; mais bientôt la guerre ayant été déclarée,Dandré quitta l’Angleterre et se retira en Suisse , où il ne séjournapas long-tems sans être employé par le Comte de Lille .
Quelque tems avant le 18 Fructidor, il rentra eu France , où iléntgea les opérations dé l’agence royale ; à cet époque, je devinssecrétaire de cet agence, et dès lors j’ai’ été lié avec Dandré, de