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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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de la frégate. Les vents contraires m’obligerent de rentrer dansle port.

Le lendemain je fus à Aboukir , où je passai la nuit. Jeprofitai (ie cette occasion pour visiter en detail le fort, qui estdans le plus grand délabrement.

Le 30, j’arrivai à Rosette, après avoir visité, en montant, lefort Julien; je vis, ce jour-là même, Osman, Aga et Douanier dela ville, ainsi que tous les chrétiens qui s’y trouvent.

Le premier Brumaire, je fus à Faoué, où je vis le commandantde la place, le Cadi et les Cheiks : je repus de ces de rnier s etde tous ceux que j’ai entretenus,des protestations d'attachementpour le premier consul.

Je passai le lendeinai n à Rdiinanié, où je vis le Cheik Mutiam-rned Abou Aly. Le fort de cette ville est presqu'entiercnient détruit.

Je vis, le 3, à Merouf, le Cheik Abdin, que le premier consulavait nommé Cadi. Les autres Cheiks de cette ville qui vinrent mevoir chez lui, me tinrent les mêmes discours que les Chvks de - *Faoué. Je leur dis; “Le premier consul aime beaucoup votre“ pays, il en parle souvent, il s’intéresse à votre bonheur, il ne vous“ oubliera point et vous recommandera à la Porte. Il a fait la“ pa-x avec l’Europe , et ce pays se ressentira de l’intérêt qu’il y“ prend etdu souvenir qu’il conserve aux pauvres cheiks d'Egypte ."

Muliammed Kachef Zourba Mulzellem, qui commandait à Ma-rouf lors de mon passage dans reite ville, à eu la tète tranchée,d’après une accusation d’intelligence avec les Mamelouks.

Les deux forts de Menouf sont détruits. J’arrivai le mêmejour à Boulack. J’envoyai immédiatement le Citoyen Jaubert,prévenir le Pacha du Caire de mon arrivée.

Le lendemain, le 4, le Pacha m’envoya 300 hommes decavalerie et 200 hommes d'infanterie, commandes par les prin-cipaux officiers de sa maison, pour m’accompagner chez lui anbruit d’un grand nombre de salves d’artillerie.

Rendu chez le Pacha, je lui dis : “ La paix vient de se con-“ dure entre la République Française et la Sublime Porte : les“ anciennes relations d’amitié et de commerce vont être reiabiies,“ et je suis chargé par le Grand Consul Bonaparte, de vous as-“ surer de sa bienveillance et de vous annoncer l’arrivée des“ commissaires de commerce Français en Egypte .’’

Le Pacha me répondit : “ La bietiveilance dont le Premier“ Consul m’honore me pénétre de reeonnaisance, et ses agens“ commerciaux reçevront ici l’accueil le plus amical.’’

Je me rendis ensuite dans la maison que le Pacha m’avait faitpréparer.

Je reçus, le même jour, la visite de tous les principaux dupais, et celles des intendants cophtes.

Le 5, je me rendis encore chez le Pacha : j’eus avec lui unelongue conférence. Je lui parlai en ces tenues : “ Le Premier“ Consul prends à vous et au pays que vous gouvernez, un in-“ térèt très-vif, et désire contribuer à votre bonheur; il m’a“ chargé de vous offrir sa médiation, pour vous pacitier avec les“ Beys,”

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