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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Les affaires politiques et administratives de la régenre, sontgérées par Seid Miihammed-el-Deghais, ministre du Pailrn. Cethomme est plein de sagacité et a même quelques notions sur lapolitique d’Europe . 11 a voy.gé en Fcauce, et conserve pournotre patrie un sentiment d’affection dominant.

Le 10 Vendémiaire, je suis parti de Tripoli , le 24 je suis arrivéà Alexandrie . Le même jour je me suis rendu chez le GénéralStuart, commandant les forces Anglaises de terre et mer. Je luiai communiqué l’ordre du ministre des relations extérieures, quim’enjoignait de me remire à Alexandrie, et si les Anglais occu-paient encore la place, de demander une prompte évacuation, etl’exécution du traité d’Amiens .

D'abord le Général Stuart me dit que l’évacuation de la placeaurait lieu sous peu ; mais voyant que j’insistais, et que je désiraisune réponse moins vague, il me déclara qu’il n’avoit reçu aucunordre de sa cour de quitter Alexandrie , et qu’il croyait même ypasser l’hiver.

Le Général Sluart est un homme d’un esprit médiocre.

Il a pour aide-de-camp un émigré Français appelé le Chevalierde Sades, homme d’esprit, ennemi de la France ; il a beaucoupd’influence sur le général.

Je fus le même jour voir Khourchid-Ahined, Pacha d’Alexan-drie, et le Capitaine-Bey, commandant les forces Ottomanes demer.

Après les complimens d’usage et quelques mets agréables pourla Sublime Poite, je leur annonçai que les agens du commerceFrançais allaient se rendre en Egypte . Cette communication leurfit le plus grand plaisir, et ils ne me cachèrent point qu’ils voyaientavec peine le séjour des Anglois dans ce pays. Je leur dis que ceséjour ne pouvait se prolonger encore long-tenis, et que la paixgénérale ne laissait aucun doute sur leur prochain départ.

Le 25, je fus voir le Cheik-EI-Messiry.

Je vis également ce jour-là le Cheik Ibrahim Muplili.

Le 25, je fus visiter la coupure du Khaldi, qui a formé le lacMarectus ; l’écoulement des eaux du lac Mardié est encore très-fort ; et si la Porte ne se hâte de rétablir ce canal important, leséboulemens qui ont lieu sur la petite langue de terre, qui sépareles deux lacs, rendront l’ouverture tellement considérable qu’il seraimpossible d’y travailler. Je ne pense pas que l’ingénieur Suédoisenvoyé parla Porte pour diriger ces travaux, ait les talens néces-saires.

La formation du Lac Maréotis parait avoir contribué à la salu-brité de l’air. La ville n’a dans ce moment, que de l’eau sauniatrequ’elle tire des puits du Marabouf. Ce petit fort est armé il s’ytrouve une garde Anglaise et Turque, pour protéger les habitansqui y viennent puiser.

J’employai la journée du 27 à parcourir la ville, et à recevoirdifferens individus qui vinrent me voir.

Le 28, je partis pour me rendre au Caire , escorté par deuxofficiers Turcs et par six soldats Français que j’avais pris à bord