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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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ses pas, et le protège, sans quil la réclamé. Dans cours d'uneanné difficile, au milieu dune pénurie générale le pauvre ne sestpoint défié des soins du gouvernement: il a supporté avec cou-rage des privations nécessaires, et les secours quil avait su at-tendre, il les a reçu avec reconnaissance.

Le crime de faux nest plus encouragé par lespoir de l'impu-nité. Le zèle des tribunaux chargés de le frapper, et la juste sé-vérité des lois, 'ont enfin arrêté le progrès de ce fléau qui meua-çait la fortune publique et les fortunes particulières.

Notre culture se perfectionne et défie les cultures les plus van-tées de l'Europe . Dans tous les départenrens, il est des cultiva-teurs éclaires qui donnent des leçons et des exemples. Léduca-tion des chevaux a été encouragée par des primes ; laméliorationdes laines, par lintroduction des troupeaux de races étrangères.Par tout des administrateurs zélés recherchent et révèlent les ri-chesses de notre sol, et propagent les méthodes utiles et les résul-tats heureux de lexpérience.

Nos fabriques se multiplient, saniment et séclairent ; émules en-tre elles, bientôt sans doute, elles seront les rivales des fabriquesles plus renommées dans létranger. Il ne manque désormais àleur prospérité, que des capitaux moins chèrement achetés. Maisdéjà les capitaux abandonnent les spéculations hasardeuses delagiotage, et retournent à la terre et aux entreprises utiles. Plusde vingt mille ouvriers Français , qui étaient dispersés dans lEu­ rope sont rappelés par les soins et par les bienfaits du gouverne-ment, et vont être rendus à nos manufactures.

Parmi 110 s fabriques, il en est une plus particulière à la France ;que Colbert échauffa de son génie. Elle avait été ensevelie sousles ruines de Lyon : le gouvernement a mis tous ses soins a Peuretirer. Lyon renaît à la splendeur et a lopulence ; et déjà dusein de leurs ateliers, ses fabricaus imposent des tributs au luxe delEurope . Mais le principe de leurs succès est dans le luxe mêmede la France ; cest dans la mobilité de nos goûts et dans lin-constance de nos modes, que le luxe étranger doit trouver sonaliment ; cest ce qui fait mouvoir et vivre une populationimmense, qui, sans cela, irait se perdre dans la corruption et dansla misere.

11 y aura à Compïègne , il sélèvera bientôt sur les confins de laVendée , des prytanées la jeunesse se formera pour lindustrie etpour les arts mécaniques. De nos chantiers, nos manufactures,tireront un jour les chefs de leurs ateliers et de leurs travaux.

Quatorze millions, produit de la taxe des barrières, et dix mil-lions dextraordinaire, ont été pendant Fan ]0, employés auxroutes publiques. Les anciennes communications ont été réparéeset entretenues. Des communications nouvelles ont été ouvertes.Le Simplon, le Mont Cénis, le Mout-Genevre, nous livrerontbientôt un triple et facile accès efi Italie . Un grand chemin con-duira de Gênes à Marseille . Une route est tracée du Saint Esprit àGap, une autre de Rennes à Brest par Pontivy . A Pontivy séle-