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teht des élablissemens qui auront une grande influence sur l’esprilpublic; des départemens dont se composait l’ancienne Bretagne -un canal y portera le commerce et une prospérité nouvelle.
Sur les bords du Rhin , de Bingen à Coblentz , une route néces-saire est taillée dans les rochers inaccessibles. Les communes voi-sines associent leurs travaux aux sacrifices du trésor public ; et lespeuples de l’autre rive, qui riaient de la folie de l'entreprise,'restent confondus de la rapidité de l’exécution.
De nombreux atteliers sont distribués sur le canal de Saint-Quintin.
Le canal de l’Ourcq vient de s’ouvrir; èt bientôt Paris jouira deses eaux, de la salubrité et des embellissemens qu’elles lui pro-mettent.
Le canal destiné à unir la navigation de la Seine , de la Saône ,du Bois et du Rhin , est presque entièrement exécuté jusqu’àDole ; et le trésor public reçoit déjà, dans l’augmentation du prixdes bois auxquels ce canal sert de débouché, une somme égale àcelle qu’il a fournie pour en continuer les travaux.
Les canaux d’Aigues- Mortes et du Rhône , le dessèchement desmarais de la Charente inférieure, sont commencés, et donnerontde nouvelles routes au commerce, et de nouvelles terres à la cul-ture. On travaille à réparer les digues de l’île de Cadsand, cellesd’Ostende , celles des côtes du Nord, et à rétablir la navigationde nos rivières. Cette navigation n’est déjà plus abandonnée auxseuls soins du Gouvernement. Les propriétaires des bateaux quiles fréquentent, ont enfin senti qu’elle était leur patrimoine, et ilsappellent sur eux-mêmes les taxes qui doivent en assurer l’en-tretien.
Sur l’océan, des forts s’élèvent pour couvrir la rade de l’îled’Aix, et défendre les vaisseaux de la république. Par tout des fondssont affectés à la réparation et au nettoyèment de nos ports ; unnouveau bassin et une écluse de chasse termineront le port duHavre, et en feront le plus beau port de commerce de la Manche .Une compagnie de pilots se forme pour assurer la navigation dél’Escaut, et l’affranchir de la science et du danger des pilotesétrangères.
A Anvers vont commencer les travaux qui doivent rendre à soncommerce son ancienne célébrité, et dans la pensée du gouverne-ment sont les canaux qui doivent lier la navigation de l’Escaut, dela Meuse , et du Rhin , rendre à nos chantiers, à nos besoins desbois qui croissent sur notre sol, et à nos fabriques une consom-mation que des manufactures étrangères leur disputent sur notrepropre territoire.
Les îles de la Martinique , du Tabago, de Sainte-Lucie, nousont été rendues avec tous les élémens de la prospérité.
La Guadeloupe reconquise et pacifiée renaît à la culture. LaGuiane sort de sa longue enfance, et prend des accroissemeusmarqués.
Saint-Domingue était soumis et l’artisan de ses troubles était au