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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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t 3 e propriété si nécessaire à l’homme, que s’il cessait d’en jouir, lasociété serait ébranlée jusque dans ses fondemens.

Les Hanovriens ne seront plus propriétaires qu’à partir dujour où ils seront vaincus ; cela est bizarre, mais exactementvrai; avant la proclamation du Roi d’Angleterre, l’imaginationla plus active n’aurait pu aller jusqu’à la supposition d’un pareilrenversement de toutes les idées reçues.

Croit-ou qu’un souverain qui habiterait an milieu de ses états,oserait se permettre une mesure aussi révolutionnaire? Cepen-dant, risquant tout lui-même, il serait autorisé à exiger de sessujets ce dont le premier il donnerait l’exemple ; au lieu qu’unsouverain étranger exige des sacrifices qu’il ne partage pas.Après tout, faut-il s’en étonner? S’il exige tout, c’est positive-ment parce qu’il est étranger à ses sujets comme aux malheursauxquels il les expose.

Louis XIV dans un moment où la France risquait d’êtreenvahie, 11e méditait ni levée en masse, ni expropriation ildisait ; je traveserai Paris ; les braves me suivront ; nous sau-verons la France , ou nous périrons sous ses ruines. Ce n’estque chez un peuple de marchands où, la lâcheté supposée, onpeut concevoir l’idée de faire d’une menace d’expropriation unvéhicle pour le courage.

Une derniere réflexion se présente George, Roi d’Angleterre,dans une cause qui intéresse l’Angleterre n'oserait, et ne pour-rait porter une loi aussi attentatoire au droit de propriété ;George, Roi d’Angleterre pour une cause étrangère à ses sujetsAllemands , porte contre eux la loi la plus arbitraire, la plusrévolutionnaire qu’il soit possible d’imaginer ; il l’ose et il le peut,parce qu’il est étranger pour eux : ne trouvera-t-on pas dans cefait la solution de la question politique que nous avons posée, et11e concluera-t-on qu’il est impossible de bien gouverner un paysqu’on n'habite pas, qü’on n’a jamais habité.

On né peut s’empêcher d’éprouver de l’effroi en voyant unsouverain, dans une proclamation, imiter, surpasser et justifiertomes Ie 3 mesures révolutionnaires que les factions qui ont déchirénotre patrie, se sont permises si long-tems. Que serait devenuel’Europe si notre gloire militaire, en réveillant tous les sentiinensd’honneur, en assurant notre tranquilité 11e nous avait rendu ledésir et la faculté de rasseoir l’édifice social sur les fondemens Iciplus solides ?

La guerre dans laquelle nous sommes engagés, prouvera labonté de nos lois et notre retour aux vrais principes de la société,puisque les lois faites pendant la paix, les mesures financièrescalculées pour la paix, 11’éprouveront aucun changement pendantla guerre. Tout peuple qui ne jouit pas d’un pareil avantage, estmenacé dans son existence.

Je ne dis pas cela pour les malheureux Hanovriens destinés,par leur position, à vivre toujours en peur s’ils 11’avaient paspour souverain un étranger, qui les expose comme Roi d'Angle-terre, et les exproprie comme électeur,

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