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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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trier; les attributs du deuil et de la dorleur ont remplacé ceuxde l’allégresse, et des hymnes funèbres ont été chantés en hon-neur des Français qui ont scellé de leur sang la délivrance deleur patrie.

On a remarqué que le nombre des souscripteurs pour le mo-nument de Jeanne d’Arc s’était beaucoup accru pendant ces joursde fête. On voit dans cette liste honorable que toutes lesclasses de la société veulent contribuer au rétablissement d'unmonument qui intéresse la gloire nationale.

Réflexions sur la G nerre actuelle. (4 Juillet)

L’Angleterre a cherché la paix parce que lé’iat de ses finances etle vœu nationale la demandaient impérieusement : le PiemierConsul de son côté la recherchée pour consolider sa gloire enraffermissant la France ébranlée par dix années de révolution.

Le Premier Consul, mesurant la bonne foi du ministère Anglais à la sienne, et croyant eu conséquence à la stabilité de la paix, adonné tous ces soins à l’administration intérieure : jaloux de sesprogrès, et de notre prospérité renaissante le ministère Anglais aciterclté un prétexte pour l’arrêter. Malte le lui a fourni ; ilil prétendu devoir conserver cette île, malgré le traité d’Amiens ;et parce qu’on n’y a pas consenti, il a déclaré la guerre, sansqu'on eut fait de la part de la France , la moindre démonstrationpour l’en déposséder.

Pour se justifier, le ministère Anglais reproche principale-ment à la Fiance , 1. une ambition démesurée, dangereuse pourla liberté de l'Europe: 2. l’acquisition du Piémont et de Parme :3. notre prépondérance continentale : 4. notre influence en

Suisse et en Hollande: 5. des vues sécrétés sur l’Egypte et lesIodes Orientales, &c.

1. Le reproche d'ambition sied mal à la Cour de Londres,tandis que la sienne n’a d’autres homes que l’impuissance de lasatisfaire. N’a-t-elle pas conservé Ceyian pour la sûreté de ceque son insatiable ambition a conquis dans les Indes ? N’est-ce paspar le même motif qu’elle a conservé 1 1 le de la Trinité, qui luiouvre les possessions Espagnoles en Amérique ? Et quelles out étéles exigences du gouvernement Français pour contrebalancerd’aussi importantes conquêtes? Le traité d’Amiens répand à cettequestion. La France n’a rien acquis ; elle s’est bornée à desrestitutions, sauf une partie insignifiante de la Guyamie Portu-gaise. La restitution de Malte a été une condition nécessairedes concessions faites à la Grande Bretagne: ces concessions elle*n jouit; et elle veut encore en conserver l’équivalent !

2. Ou nous reproche le Piémont et Parme.

Le Piémont était au pouvoir de la France , lors de la signaturedu traité d’Amiens . Si la restitution eût essentiellement occupele ministère Anglais , il aurait exigé qu’elle fut une des conditionsdelà paix; i! aurait stipulé la réintégration du Roi de Sar-datgne ; il aurait eu un mot, fixé le sort de ce prince et de soa