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ancien domaine, mais le traité d’Amiens tout cela. Il n’y est pas plus question dudu Piémont, que si le prince et le duchéc’est une année après la conclusion de lapour l’un et pour l’autre.
On dit aujourd’hui, qu'à cetle époque le Piémont n’était pajincorporé à la République Française : mais il y a ou de l’ineptieou de la mauvaise foi dans ce langage. De l’ineptie, si le minis-tère Anglais n’a pas vu avec ta derniere évidence que l’intentiondu Gouvernement Français a été de conserver le Piémont; delàmauvaise foi, si l’incorporation déjà existante de fait, était prévuepar la cour de Londres , comme elle devoit l’être. Le fait n’a paseffarouché cette cour, et elle affecte aujourd’hui de s’effaroucliird’une simple formalité surérogataire !
Quant au duché de Parme , il ne mérite pas qu’on en fassemention, parce qu’il est un point imperceptible, dans les grandsintérêts de l’Europe , et l’on sait d’ailleurs qu’il n’a point été réuniau territoire Français .
3. A l’égard du danger que court la liberté de l’Europe parl’énormité de la puissance Française , s’il existe réellement, leministère Anglais a été en mesure de le préjuger : il lui eut suffide lire le traité de paix de Lunéville ; et le jugeant réel, il eutdu l’attenuer par le traité d’Amiens . Mais il n'a fait ni l’un nil’autre ; et il ne se ravise là-dessus, que parce qu’il lui faut un pré-texte quelconque pour colorer son refus de restituer Malte, ouplutôt pour provoquer la guerre.
Au reste qui est le juge compétent des dangers auxquels estexposés l’Europe î Est-ce l’Angleterre qui est hors de tout con-tact avec le Continent, ou sont-ce les puissances continentales!Certes, la réponse n’est point équivoque. Or, la position de laFrance est le fruit des traités conclus avec ces mêmes puissances ;elle est donc leur propre ouvrage, et l’Angleterre n’a rien à yvoir, tant que sa sûreté personnelle n’est point compromise; etelle n’a osé le dire dans sa déclaration quelque minutieuse qu’ellesoit. Elle ne s’est appésantie, et cela sans missions, que sur lesdangers d’autrui. Au reste, si notre puissance continentale oftus-que l’Angleterre, il fallait négocier, intriguer, corrompre pourl’affaiblir par des alliances ou plutôt par des suggestions men-songères : provoqués de toutes parts des plaintes et des récla-mations : en un mot, sonner le tocsin sur tout le Continent:cette marche eut en quelque chose de régulier, tandis que lereproche n’est qu'une déclamation ridicule.
4. Notre influence en Suisse existe depuis Henri IV ; ellestoujours été exclusive ; et ni l’Angleterre, ni les antres puissancescontinentales n'ont cherché à la détruire ou la diminuer. D ail-leurs quel rapport politique la Grande-Bretagne peut-elle avoiravec l’I Ielvétie 1 II ne faut point être grand diplomate pour af-firmer qu'elle 11 e peut, en avoir aucun, si ce n’est pour y fomente*des troubles préjudiciables à la France . Et quand on dit que lesSuisses ont un intérêt esentiei à être attachés à la France , ces