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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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T 37

Mais après ks avoir conçus, il faut les établir invariablement, lesobserver avec fidélité, et ils seront dans toutes les circonstances le> salut de l'état.

« Soyons fermes, modérés et justes ; ces vertus ne se séparentpoint dans un bon gouvernement ; la faiblesse suit toujours l’in-justice. Les actes arbitraires décellent toujours la frayeur ; lamodération seule peut donner à la magistrature cette consi-dération qui en impose sans effrayer, et semble écarter chez Jepeuple jusques à la pensée de la résistance ; mais si la résistanceexiste une fois, alors que toutes les forces se réunissent pour lavaincre ; le magistrat qui s’abaisse à devenir le complaisant dppeuple se montre par la même son plus grand ennemi.

“ Mais, c’est en vain ; Messieurs, que les gouveniemens de laSuisse s’efforceraient d’atteindre à la perfection de la sagesse hq-maiue, s’ils ne cherchent à la fonder sur la base de la religion,La religion, cette source de toute félicité privée, est en même-tcms le premier principe du bonheur des sociétés, la garantie laplus sûre de l’autorité publique, le plus fort moyeu de gouverne.-,nient. Grâces en soient rendues à la Providence divine, ces no-tions salutaires sont encore cheres aux habitans de ce pays. Lamoralité publique tient aux mœurs privées par une dépendancenécessaire. Honorez donc la religion du peuple ; faites la respec„ter par votre exemple, et vous aurez tari la source d’où sortent pres-que tous les désordres publics.

“ Connaissez, Messieurs, m’a profession de foi politique.

“ Je dis avec franchise aux gouvernement des anciens cantons 5Ne recherchez point dans la Suisse d’aujourd’hui cette Suisse quevous regrettez, à juste titre, pendant les années de la révolution, .J.edis avec la même franchise aux gouvernemens des nouveaux can-tons : gardez-vous d’y trouver quelque ressemblance avec la Suisse révolutionnaire ; il n’en existe point. Ce serait une marche peusûre pour tous de proférer aux bords du Léman certaines idées,de choisir exclusivement certains hommes, tandis qu’au bords -dela Liniath et de l’Aar on s’efforcerait de les repousser îout-à-fait,La médiation ne consacre les erreurs d’aucun parti ; elle 11’estpoint le triomphe d’un parti sur l’autre, surtout elle ne veutpoint de victimes. Sous ce rapport, l’essentiel encore, notre pre-mière politique est d’être partout, et toujours modérés, justes,impartiaux, de suivre une route également éloiguée des deux ex-trêmes ; d’apprécier la probité, le mérite, les talens, les servicesd’un homme, et non-pas son opinion ; car celui qui accepte unemploi sous un gouvernement quelconque, agira, s’il est honnêtehomme, conformément à l’esprit de ce gouvernement ; mais s’il aete mal choisi, il le déservira, ou, tout-au-moins, il peut le compro-mettre.

“ Quant à notre politique avec les puissances étrangères, j’aidéjà dit que sans la paix et l’union entre les cantons, il ne peuten exister de favorable.

” Placée au centre de l’Europe, la Suisse , tranquille au milieu