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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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des orages que lu rivalité des puissances suscite trop souvent contréles grands états, obtiendra ce bienfait par une attention circonspecteà honorer les principes constitutifs de tout gouvernement; nousle conserverons en observant une impartialité absolue dans tousles difFérens qui nous seront étrangers, en empêchant qu’is sepasse chez nous rien qui puisse exciter l’attention inquiette de nosvoisins. Une nation loyale, paisible, simple et heureuse, doit avoirdes admirateurs, et quelquefois des envieux.

“ Je lis', Messieurs, dans vos regards ; vous vous étonnez dem’entendre parler d'une impartialité absolue : l’habitude de plu-sieurs siècles, le souvenir d’un bienfait immense, tout vous porte àadresser vos premiers vœux à cette puissance, qui dès les tems lesplus reculés, s’est montrée notre grande alliée, et notre principalappui. La France prompte à réparer les maux dont des chefsindignes d’elle nous avaient frappés, ne vous trouve pas moins im-patiens qu’elle d’en perdre le souvenir. A Dieu ne plaise, Mes-sieurs, que je veuille arrêter ce mouvement de vos nobles pen-sées ; j’ai parlé d’impartialité, mais non d’ilidifférence, et je dé-clare avec satisfaction que le gouvernement Français actuel étantà mes yeux le premier bienfaiteur de la Suisse , c'est vers lui quese tourne, sur-tout, mon attention et mon espoir. Le premier- consul demeure garant naturel des institutions qu’il a conseillées.Mon admiration pour lui égale mon attachement pour le paysqu’il gouverne ; et je me réjouis de la douce certitude qu’icimon affection n’est pas contraire à la sage politique de nosayeux.

“ Telles sont, Messieurs, les pensées que j’avais besoin devous confier. Maintenant ma tâche est finie. Je promene mes re-gards sur le sort de ma patrie ; je la vois par tout tranquille et re-naissante au bonheur. Je concentre mes regards dans cette en-ceinte ; j’y vois une réunion de magistrats dignes de la plus grandeconfiance.

“ J’invite la diète, à commencer l’exercice des pouvoirs que laconstitution lui attribue ; et sous les auspices de la divine Provi-dence, j’ouvre ici la première assemblée.”

Le général Ney, ministre plénipotentiaire de la république Hel-vétique , a pris ensuite la parole, est s’est exprimé en ces termes;

“ Messieurs les députés,

“ La solicitude du premier consul envers la Suisse , n’est plusau jourd’hui un problème systématique : les hommes bien pensanshonorés de la confiance de leurs commettans, et réunis dans, cetteenceinte, sont vivement pénétrés de l’importance des travauxdontils auront à traiter pendant la durée de la diète ; ils se presua-deront aisément que les intentions du premier consul ont été con-stamment dirigées vers le bonheur, la liberté, et l’indépendancede l’Helvétie ; tout son désir est de fortifier ces liens d’aflèc-tion et de bon voisinage, qui ont existé depuis tant de siècles en-tre les deux nations.

“ Dès que le grand homme qui gouverne la France , a connu le