senti combien, dans des circonstances difficiles,, il était heureuxpour vous de l’avoir pour premier magistrat.
" Je suis chargé d'annoncer à la diete, messieurs les dé-putés, que le premier consul m’a conféré les pouvoirs néces-saires pour renouveller avec elle une capitulation militaire, ainsique de contracter une alliance défensive sur les bases que j’au-ttn l'honneur de vous communiquer. J’espere que la diete trou-vera les clauses du traité de capitulation, qui lui seront proposéesincessamment aussi avantageuses qu’honorables à la Suisse . LaFrance , en prenant des troupes Helvétiques à son service, té-Inoigne combien elle fait cas de leur fidélité et de leur valeur;elle maintient chez elles cet esprit militaire, qui, de concert avecles secours de la république Française , assure l’indépendance deVotre patrie. Croyez, .je vous prie, messieurs les députés, que jem’estimerai heureux d’avoir été chargé par mon gouvernementde concourir à raffermissement de votre organisation actuelle, etque je ne cesserai pas de faire, dans toutes les circonstances, cequi dépendra de moi pour opérer la réconciliation de tous lesesprits, enfin pour assurer le repos et la félicité de la Suisse ,Suivant les.vues bienfaisantes du premier consul.
(Moniteur, îîo. 300.—28 Juillet, 1803.)
t’ne guerre terrible nous a été déclarée par les Anglais ; et ce-pendant chez ces Anglais mêmes, un grand nombre d’entre nousse trouve avoir reçu, dans les teins révolutionnaires, secours, hos-pitalité, asyle. Le rapprochement de ces circonstances offre destraits que la malveillance a voulu saisir, et qu’il importe d’exami-ner. Les droits et les devoirs qui peuvent être prescrits en pareilcas, présentent une grande question de morale publique, c’est-à-dire de droits des gens. Je vais tacher de traiter celte questionaussi succinctement qu’il me sera possible.
On a trop cru qu’il n’v avait de ijiorale dans l’univers que pourles individus ; on a trop dit que lequite des nations consistait dans.leur intérêt. Un grand et antique precepte dément cette doc-trine “ Sachez, est-il dit dans le Deuteronome , que le Seigneur“ votre Dieu, est le Dieux des dieux, le maître des maîtres, qu’il“ aime l’étranger, qu’il lui donne la nourriture et le vêtement: et“ vous aussi, vous aimerez les étrangers, car vous avez été étran-u gers en Egypte.” Telle est la loi que Dieu même dicta à unenation envers les autres nations.
Les Gentils n’ont pas eu à cet égard d’autre doctrine que lesllebreux. Leurs lois sur l’hospitalité sont connues ; ils ont particu-lièrement distingué dans ces lois des étrangers malheureux. Ceuxqui se sont trouvés avoir, avec les nations dont ils reclamaient lessecours, des rapports de lois, de religion, d’une cause commune■ant dû être un objet de préférence,