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(Moniteur, No. 341.—29 Août, 1803.)
Anvers , le 1er Thermidor, an 11.
Le gouvernement de la république, sur les rapport du ministrede l’intérieur, arrête :
Art. I. A dater de la publication du présent arrêté, il ne serareçu dans les ports de France aucun bâtiment expédié des portsd'Angleterre, on qui y ait touché.
II. Les ministres de l’intérieur, des finances et de la marine, sontchargés de l'exécution du présent arrêté.
Le Premier Consul, (Signé) Bonaparte .
Par le Premier Consul,
Le Secrétaire d’Etat (Signé) H. B. Maret.
AN XII.
(Moniteur, No. 6. —2p Septembre, 1803.)
MINISTERE DE LA GUERRE.
Rapport au gouvernement de la répulique, fait par le ministrede la guerre, le 5 Vendémiaire, au 12 de la république.
Citoyens Consuls,
Le général Mortier a fait passer à Paris , 19 drapeaux et lfiétandards pris, à différentes époques sur les Français , par lestroupes Hanovériennes et retrouvés dans la salle d’armes à Hanovre .
La plupart de ces trophées déchirées, teints de sang ou n’of-frant que des lambeaux, attestent ce qu’ils ont coûté à l’ennemi.
Un étendait représentant des deux côtés un soleil, a été pris le11 Septembre, 1709, à la bataille de Malplaquet, où les troupesdes alliés, supérieures en nombre et conduits par le duc de Marl-borough et le prince Eugène, remportèrent sur les Français com-mandés par Villars et Boufflers, une victoire si long-tems disputée.
Un seul drapeau tricolor, avec la devise: liberté ou la mort, adu appartenir à un bataillon républicain au commencement de laderniere guerre ; la partie du drapeau où se trouvait le nom du ba-taillon, à été emportée.
D’autres inscriptions indiquent les affaires de Veltingen, deLanglienzalya, de Villiiurhausen, de Miuden, et les dates des27 Juin, 1743, 1er Juin, 17.58, 15 Août, 1759; 15 Février,16 Juin 1761, et 24 Juin, 1762. Le reste des étendarts et dra-paux paraît aussi se rapporter aux-mêmes époques et avoir étéperdu dans les affaires malheureuses qui suivirent la bataille deRosbach.
Ainsi, ils rappellent cette guerre de 1755, commencée par lesAnglais sans déclaration, et signalée dès le début par un assassi-nat, celui de Jumouville; ils rappellent des succès peu honorablespour nos ennemis, puisqu’ils le durent en partie à la perfidie quiuola la capitulation de Closter-Seven ; ils rappellent la faiblessequi régnait alors dans les conseils du gouvernement Français , etqui finit par souscrire le honteux traite de 1763.