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ja première assise du droit public moderne ; on est dispensé dpfouiller au-delà de ces fondemens.
Le Cabinet de Londres nous a trai e lui-même la ligue en depjde laquelle il voulait s’arrêter. On doit se rappeler combien ilv tenait dans les conférences de Lille , l e Lord Muliiisbi ryprésentait un projet oit se trouvaient soigneusement énuméréset confirmés, comme devant servir de base à la paix à conclure,les traités
De Niniegue en 1678 et 1679De Risxvicke • • • • 1697
D’Ulrerht.1713
De Baden.1715
De la Haye -17>7
De Vienne ..1738
D’Aix la Chapelle 1748
Il ne sera pas inutile de passer en revue ces actes, qui n’ontplus d'existence que dans l'histoire. Leur confirmation étaitune clause de style, admise sans n flexion par lavenglement in?croyable des ministres des Rois de France . Ou voit sans peine cequi'fait, dans ces conventions, l’objet des regrets violens dirCabinet de Londres . Pour que chacun en soit frappés il suffitde remettre ici, brièvement, sous les yeux du public les clausesprincipales de ces divers traités. Ceux qui, à tout propos, ad-mirent et exaltent la sapience de nos peres, seront un peusurpris de voir jusqu’à quel point nos bons ayeux se sont laissés,pendant un siècle, jouer ou opprimer par le Ministère dgLondres .
Ce sujet n’est pas même affleuré dans nos livres. Les auteursparlent longuement des combats et des guerres ; leur génieest mort pour la paix. Nous n’avons pas ce qui s’appelle unebonne histoire de France . Avant la Révolution, personne n’eutosé l’écrire. Voltaire avait montré la route; les Anglais l’ontsuivie.
Il serait teins que les Français aspirassent aussi à ce genre degloire. La République y est surtout intéressée ; car la ineil-leure apologie du gouvernement actuel, c’est le récit impartialdes malheurs et des fautes de l’ancien régime. En voici uqéchantillon.
Ce fut vers le milieu du dix-septieme siècle que l’Angleterre,jusqu'alors occupée exclusivement de ses dissentions civiles etreligieuses, et du soin de reprendre son commerce usurpé long-tems par des étrangers plus actifs, commença par malheur pourelle et pour l’Europe entière, à vouloir sortir de son isleet à oublier ses affaires, pour se mêler, à tout propos,des affaires des antres. II est bien singulier qu’un peuplequi calcule sans cesse, se fasse illusion dans le premier deses calculs. L’orgueil national prend ici l’ombre pouj le.corps. Cgite époque est chere aux Anglais . Ils placent à côté,