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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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d'autres encore, fut le foyer auquel sallumèrent toutes les guerresdont lEurope fut embrassée, et que la malheureuse France euturesuue seule à soutenir. .

" j a p ra nce avait déjà prouvé qu elle pouvait suffir à tout. Cefut François I , qui préserva lEurope de ce gigantesque projet demonarchie universelle, rêvé par Charles Quint . En 1639, Louis XIII avait eu à la fois sept armées sur pied, dans les Pays Bas , euChampagne , eu Languedoc , en Italie , en Piémont, en Franche- Comté , &c. &c.

Instruit de la triple alliance en 1672 , Louis XIV prétendit senvenger sur les Hollandais. On se trompe lorsque londit quil neu voulait quà leurs gazettes. Louis ne pouvait sa-dresser quaux Etats-Généraux. Son armée entra en campagne,et ses armes furent heureuses. Les vues particulières du ministerèAnglais furent un moment suspendues par une circonstance indé-pendante de sa haine : leur Roi Charles IL était faible, et il con-servait pour la France un peu de partialité. Ainsi, après avoirallumé cette guerre, lAngleterre ne figura que dune manièreéquivoque, plutôt même connue alliée que comme ennemie de laFrance . Cette puissance, qui avait par lorgane de Temple,affecté tant de crainte des projets de Louis XIV afin dinspirercette crainte à ceux qui ne léprouvaient pas, se démentait visi-blement, et sunissait à celui même quelle avait présenté àlEurope comme un tyran.

Les traités de Nimegue ne concernent donc lAngleterre rela-tivement à la France quautant que ces traités confirment en mêmetems les conquêtes de France dans les Pays Bays Espagnols ; etles conventions que lAngleterre et la Hollande avaient faitesprécédemment à Westminster et à Breda . Mais ou trouve dansces traités mi article bien remarquable qui peint an naturellesprit de domination, et la vanité ridicule du ministère An-gles.

Traité de Nimegue (Angleterre et les Provinces Unies ) Dans toutes les mers qui sétendent'depuis le Cap Finistère jusquà Van Staden en Norwege , les navires de guerre ou marchands,"des Provinces Unies , soit quils aillent seuls ou en flotte, salueront, en baissant leur pavillon et la voile de leur grande mat, tout vaisseau qui portera le pavillon Anglais . Cet articleincroyable est ici rappelé de deux traités antérieurs. Est-ce pource salamalec que le Cabinet de Saint James est si fâché que lonn'ait pas voulu reparler aujourdhui des traités de Nimegue .

Sous les dehors les plus brillans, la paix terminée par la pairsde Nimegue , fut le commencement du déclin de Louis XIV etdes désastres de la France . Cette guerre sollicité par le Cabinetde Saint James, engagea celui de Versailles dans des dépensesexcessives; elle coûta plus de 150 millions dextraordinaire.Colbert ne fut pas le maître de se les procurer comme il auraitvoulu ; Louvois engagea le Monarque à préférer lemprunt à1 imposition, et le désordre des Finances creusa dès lors ce gouf-fre la France devait à la fin se précipiter, jamais la monarchi#

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