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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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lindépendance du Portugal , et diverses cessions qui lui sont faitespar lEspagne , ainsi que la reddition par lAutriche - des Pays-Bas Espagnols pour servir de barrière à la Hollande .

On voit que la fin du regue de Louis XIV ne resemble gueressui commencement ; ce qui doit surtout nous frapper, cest laruine de Dunkerque , nos historiens ont toujours craint de syarrêter, on nosait pas sappésantir sur cet article délicat, quifaisait la satyre amere de lancien Gouvernement ; c'était uneplaie bien honteuse. Nous pouvons aujourdhui la souder sansaucune crainte.

En 1660, Louis XIV avait racheté cette ville de Charles II pourune somme de cinq millions de nos livres. Il avait dépensé enoutre plus de six millions pour faire de très-grands ouvrages auport et au fort de Dunkerque . En 1671, il y fit travailler trentemille ouvriers. Ou rasa plusieurs dunes ; on fit couper un bancde sable de plus de six cents toises, qui formait lentrée de ceport. On creusa des canaux ; en éleva des digues ; on ouvritun large bassin ; on bâtit de belles casernes et un grand arsenal.Dunkerque qui nétait quune bicoque de pécheurs, était devenue ,une ville de quarante mille habitans.

Cest à de telles entreprises quon reconnaît Louis XIV , et quontrouve tout simple que son siècle fait tant loué.

Mais en 1 7 13 un Anglais , Whig passionné, et qui nest connuaujourdhui que comme écrivain de morale, Richard Stcele, luudes auteurs du fameux spectateur, Richard Steele , disais-je, fitcirculer un pamphlet violent pour prouver quil fallait que Dun­ kerque fut démoli. Sur le bruit qua fait cette feuille, et sur le nomde son Auteur, on simaginerait que cet écrit doit renfermer de bonsraisonnemens, et sinon des choses solides, du moins des chose spé-cieuses. O11 serait bien trompé. Jai voulu conuaitre un ouvragéque lon cite avec tant déloges, et qui fit, dans le tems, une sensa-tion si vive en Angleterre. Jai trouvé sa traduction dans lex-cellent dépôt des livres que javais fait établir rue du Regard, etqui forme aujourdhui la bibliothèque du conseil détat.

Il a pour Epigraphe Delenda est Carthago, il faut détruireCarthage .

Cette Carthage , cest Dunkerque ; et le Caton qui sappropriecette rude épigraphe, paraît dabord embarrassé de la justifier;car il commence par ces mots :

O11 croit dordinaire, avec beaucoup de raison que cest une grande impertinence à un particulier «le se mêler des affaires détat.

Ceci est assez singulier dans la bouche dun député des com-munes de lAngleterre. O11 est bien plus surpris encore de netrouver dans cette feuille que des assertions avec lesquelles ilserait très-facile aux Français de prouver, à leur tour, que cestLondres qui est Carthage .

Loici à quelle occasion Richard Steele publia ce pamphlet.Par le traité de la suspension d'armes entre la Grande Bretagne