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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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finit par ces mots : " Ne pensons aujourd'Imi qu’à la démolitionde Dunkerque ; et à son port, qui n’est pas comblé.”

Ces déclamations contenues dans des feuilles périodiques serépandaient en Angleterre, et corrompaient l’opinion.

La plume des réfugiés les rendait en Français , et les pressesBataves les multipliaient dans l’Europe. Voltaire a dit que lesfeuilles volantes sont la peste de la litéralure; elles ne sont pasquelques fois moins dangereuses eu politique. Les diatribes deSteele furent vivement secondées par une révolution qui eut lieudans le Ministère Anglais .

Malgré les nombreux avantages que le traité d’Ulrecht avaitprocuré à l’Angleterre, ceux qui l’avait conclu furent disgraciés.Boiingbroke fut très-heureux de se sauver eu France . Les papiersrelatifs à la négociation de la paix, formant 14 volumes in folio,furent livrés à l’examen d’un comité secret de la Chambre basse.Le rapport de ce comité fût fait le 9 Juin 1715, par Robert Wal-pnle. C’est un ouvrage de parti, fait avec fiel, et sans talent.Walpole dit dans ce rapport : “ La démolition de Dunkerqueavoit“ toujours été un point si populaire, qu’il eut été difficile de frap-“■ per plus fortement l’imagination du peuple, qu’en le flattant que“ cette importante forteresse serait remise entre les mains de la“ Reine. Les ministres crurent que cette demande, faite à propos,“ ferait avaler le poison de la paix,” (première partie, page 81.)

Le poison de la paix est une expression qui donne tout d’uncoup la clef de l’esprit dans lequel ce rapport, ou plutôt ce plai-doyer est rédigé. Walpole ajoute ensuite :

“ Mais pour peu qu’on examine, on trouvera la démolition“ de Dunkerque supplée par un nouveau Canal, plus avantageux“ à la France , et plus formidable à la Grande Bretagne que ne“ le fut jamais Dunkerque .” (Ibid, Page 82.)

En conséquence, M. Prior, ministre d’Angleterre à Paris , futchargé de remettre un mémoire contre cette construction si for-midable à l’Angleterre, si avantageuse à la France , que par cesdeux raisons elle ne pouvait subsister.

La réponse du Roi est du 2 Novembre 1714. C’est un desderniers actes des son gouvernement. Cette réponse est sage etferme. Voici comme le Roi s’explique, au sujet du canal, dontlM. Prior se plaignait avec tant d’amertume.

On a déjà répondu plusieurs fois aux plaintes qu’on reçoit“ dçpuis quelque tems sur l’ouvrage qu’on a été forcé de faire“ pour empêcher la submersion d’une grande étendue de pays,“ (pie la destruction des écluses de Dunkerque aurait fait périr.“ S. M. veut bien cependant répéter encore les éclaircissemens“ quelle a donnés sur ce sujet.

“ Les eaux des canaux de Fumes, de la Moire, de Bergues et

de Bourbourg, s’écoulaient par les écluses de Dunkerque ; cet“ écoulement était nécessaire pour préserver d’une inondation“ inévitable les Châtellenies de Bouiboug, de llergue, et même“ une partie de celles de fumes ; mais le ltoi ayant permis la