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ne fussent jamais rétablis. (On peut voir l’analyse de ce traitéhonteux, clans le premier volume de l’ouvrage instructif du citoyenCliantereau, intitulé, La Science de l’Histoire, qui donne en peüdemots la substance des actes les plus essentiels, et qui, d’ailleursrenvoie aux sources où l’on peut voir les textes mêmes.) Celuidont il s’agit ici est ce que l’on appelle le traité de la Haye, eu
3 717, ou la triple alliance, conclue entre la France , l’Angleterre
et la Hollande. La face de l’Europe était, comme on voit, bienchangée. La France s’était ruinée pour faire un Roi d’Espamie;elle s’unissait aux Anglais, pour lui faire la guerre. Voltaire faithonneur au ministre Walpole d’un caractère pacifique. Quelesprit pacifique, que celui qui commence par mettre ses rivaux horsd’état de songer à relever leurs ports, et qui ose établir sur unterritoire étranger un commissaire Anglais ! Et ceux qui «ou-vernaient la France ont souffert cet affront pendant cinquante ousoixante ans ! et le ministre de Londres voulait qu’en rappelantde pareilles conventions ! Sans doute il faut s’en souvenir. C’estici le cas, ou jamais, du manet alla meule reposum, mais h quicroyait-on que l’on avait affaire, mais quel front il falloir avoir,lorsqu’on voulait renouveler des pactes aussi odieux, et dont ilii’v a point d’exemple dans l’histoire moderne!
Cet opprobre extraordinaire fut confirmée l’année suivante, parl’acte qui forma la quadruple alliance.
La Belgique, aujourd’hui réunie à la France , en était alorsséparée. Eile n’eut pas moins à souffrir que l’ancienne France ,du despotisme maritime du ministre Anglais . Ou peut mettre àcôté de la ruine de Dunkerque la suspension que subit la com-pagnie d’Ostende . Cette affaire commença à faire du bruitvers 1726’, et c’est encore un point qui n’a été traité d’une ma-niéré convenable par aucun bon historien. On 11 ’a point la pré-tention de suppléer à leur silence. Un coup-d’œil sur l’histoiren’est pas l’histoire même; mais on est tenu ici d'indiquer ce queferait une plume plus exercé dans ce genre décrits, si utile et sinégligé.
Il faut savoir que, par la paix d’Ulrecht et les traités subséquens,l’Empereur avoit reconnu Phillippe V pour Roi d’Espagne ; celui-ci avait cédé à l’Autriche les Pays-Bas et les Provinces que Charlesil avait possédées en Italie ; mais toutes ces cessions n’avaientpas été faites sans regret ; les esprits étaient encore aigris etagités.
L’Empereur, maître des Pays-Bas , et désirant depuis long-temsde prendre part aux profits du commerce maritime, avait encou-ragé la formation à Ostende d’une Compagnie des Indes Orien-tales . En outre, il avait fait publier en 1724, dans ses Etatshéréditaires, la pragmatique sanction qu’il avait fort à cœur defaire reconnaître par toutes les puissances. Ce double objet l’oc-cupait d’autant plus vivement, qu’il éprouvait de plus grands obs-tacles. La France , quoique résignée dans ce teins à tout en-durer, voyait avec chagrin se consolider et se perpétuer, dans lamaison d’Autriche, une si grande masse de pouvoirs. L’Espagne