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wiméi-aire fut enfouie en Allemagne , et nous perdîmes nos
jus importantes possessions dans le nouveau monde ! Et uncommissaire étranger vient faire la police dans une de nosvilles î
On ne manqua pas, au surplus, de rappeler dans ce traitéceux de Westplialie, de Nimegue , de Riswiek, d'Ulrecht, &c.&c. Le Ministère Anglais prétendait s’assurer par là ce qu’ilavait volé, en un siècle à-peu-près, dans les quatre parties dumonde, et dont le seul détail fait un volume dans les livres mêmede géographie.
La France a eu aussi l’ambition de conquérir ; mais quelle dif-férence ! ses acquisitions ont été constamment le fruit de sa va-leur. L’Angleterre n’a rien conquis que par des bras des autrespeuples, et au prix de leur sang.
Traité de 1783.—Ou se flattait en France , et l’on s’attendaiten Europe, que l’état des choses fixés par la Paix de Paris , seraitmodifié d'une maniéré plus avantageuse à la France , mais la Paixde Versailles y apporta bien peu de changemens. Cinq annéesde guerre valurent à jxine quelques restitutions. Ou crut avoirbeaucoup gagné de ce que l’Angleterre voulut bien consentir àl’abrogation de tous les articles relatifs au ports et aux fortifica-tions de Dunkerque , insérés dans les traités antérieures, que fu-rent d’ailleurs tous expressément renouvelées, depuis celui deWestplialie jusqu’à celui de 17Ô3. ('Voyez le tableau analytiquede ces traités, disposé avec une méthode précise et lumineuse,dans La Science de l'Histoire, par le Citoyen Chantereau, tome1, page 501.)
L’indépendance des Etats-Unis, reconnue par la France , fut lemotif de cette guerre. Puissent-ils sentir tout le prix de ce quenous avons fait et de ce que nous désirerions encore faire poureux !
De quelque nation que puissent être les lecteurs de ce petitécrit, je crois qu'ils seront indignés de la prétention qu’avait leCabinet de Londres, de fonder son dernier traité avec la Ré-publique , sur la base de ceux qu’on vient de parcourir.
On n’y voit qu’une suite d’usurpations et d’outrages patiemmentsoufferts par le Cabinet de Versailles, mais dont aucun Anglais sensé ne voudrait, aujourd’hui, faire l’apologie. Quand le ventou la rame porte l’armée Française en Angleterre, les Anglais voudraient-ils qu’on prenne pour texte de la convention qu’ouleur offrirait de signer les traités qu’on vient de voir ! vou-draient-ils que les pierres qu’ils ont arrachées de Dunkerque ,leur retombassent sur la tête I
A ces faits positifs et authentiques, je n’ajouterai point la listedes griefs que nous avons eus contre le Gouvernement Anglais dans tout le cours de la Révolution. Ici ce ne sont plus seule-ment des outrages ; ce sont des crimes répétés ; mais cet affreuxtableau n’est pas de mon sujet. L’empreinte en était effacée parle traité d’Amiens. Ce n’est pas la France qui en réveille l’hor-nble souvenir. Si l'on joint ces griefs à l'esquisse sommaire que