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1 (1813) Pièces sous le gouvernement consulaire / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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" Si les Français , sans y avoir été invités par le peuple 4“ l’Irlande , se présentaient avec des desseins hostiles, sur nos“ côtes, je leur résisterais de tous mes moyens, de toutes mes

“ facultés; et vous, mes concitoyens, je vous crierais d’accourir le

“ fer d'une main, et la torche de l’autre, pour les repousser 'de“ vos rivages, ou pour les immoler sur leurs bords, plutôt que de“ les voir souiller de leur despotisme le sol de notre pays. Et“ si je me voyais contrainte de céder au nombre et à la discipline“ je leur disputerai le terrein pas à pas ; je brûlerais l’herbe sous“ mes pieds, et le dernier retranchement de la liberté devien-“ drait mon tombeau.

“ Mais les Français ne viendront poiut sans y avoir été invités" ni avec des intentions hostiles. Ils viendront comme amis,

“ comme alliés, pour vous aider à chasser à jamais les tyrans quiw vous dévorent. Mes compatriotes, vos plus mortels, vos plus“ implacables ennemis sont au milieu de vous, au sein de votre pars.

“ J’ai sollicité, il est vrai, la bienveillante co opération de la“ France; mais j’ai vonlu prouver à la France et à l’univers que“ l’Irlande méritait d’être secourue ; que nos compatriotes sont“ iudigués de leur esclavage; qu’ils sont prêts à réclamer et à“ soutenir leur liberté et leur indépendance. J’ai taché de prn-“ curer pour mon pays la garantie que Washington obtint pour“ l’Amérique . Cette garantie nous est enfin assurée ; et main-“ tenant je le déclare hautement, non pas pour vous en ins-“ tiuire, MyLord, mais pour l’instruction et la consolation 4“ tous les vrais amis de l’Irlande , qui peuvent aujourd’hui m’en-“ tendre, que sur tous les points de la France il se fait des pré-

paratifs d’invasion pour venir à notre secours. On m’accuse“ d’ambitiou; mais, O ma patrie! si l’ambition eut été l’âine de“ mes actions, n’aurais-je pas pu par ma fortune et mon édu-“ cation, parle rang et la considération de ma famille, me placer“ parmi les premiers de tes oppresseurs ? Ma patrie fut mon« idole : j’ai sacrifié de grande cœur, sur son autel mes affections,“ les plus douces, et pour dernier holocauste, je lui offre au-“ jourd’bui ma vie. Si dans ma conduite j’ai eu jamais d’autres“ vues que le bien-être de ma patrie, c’est ce qu’on découvrira un“ jour, lorsque le tems aura dissipé les nuages, dont mes vrais“ motifs paraissent aujourd’hui enveloppés. Du moins ces motifs,

quels qu’ils soient sont déjà connusde cejuge qui lit dans tous les“ cœurs, de ce juge devant le tribunal duquel je-vais bientôt com-“ paraître ; il leur rendra justice.—Et vous, ombre chérie d’uu*' pere aussi adoré que vénérable ! si vous prenez encore plaisir à“ contempler les choses d’ici-bas, vous voyez si jamais je me suis“ écarté, pour un moment, des principes que mon jeune“ cœur reçut de vous, et pour lesquels je n’hésite point desf mourir."

Mr. R. Emmet ayant été plusieurs fois interrompue par LordNorbury dans le cours de cetle justification, lui adressa directe-ment ce qui suit :

“ Est-ce là, la douceur si vantée de vos Rois 1 Quoi un homme